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    Exposition Moi, mon aigle et mon serpent par Sépànd Danesh à la Backslash gallery

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    En persan, le mot konj-kav (traduit littéralement par creuser le coin) signifie curieux. Sépànd Danesh creuse le coin depuis bientôt une décennie en le représentant en peinture par l’encoignure verticale de deux murs, sans sol ni plafond.

    Pour sa nouvelle exposition à Backslash, les motifs qui ornaient ses coins laissent la place à de curieux personnages dont on a le sentiment de connaitre l’attitude ou de ressentir l’état d’âme. Ses personnages sont atomisés de fragments toujours identiques (petits pixels en volume).

    Cette stylisation par des cubes peut être comparée aux recherches des peintres pointillistes du début du XXe siècle. En effet, lorsque le tableau pointilliste est regardé à une certaine distance, les points de couleurs ne peuvent être distingués les uns des autres et se fondent visuellement les uns aux autres. C’est ce principe qui a permis, plus tard, de créer l’image numérique matricielle et qui a fait du pixel son unité de base, son plus petit fragment. Avec Sépànd Danesh, nous sommes dans l’infiniment petit de par la pixellisation des personnages mais également dans l’infiniment grand de par l’universalisation des sentiments humains.

    Pour sa troisième exposition à Backslash, Sépànd Danesh fait du coin un livre ouvert et propose une relecture d’Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche. Moi, mon aigle et mon serpent retrace les aventures d’un voyageur solitaire, perché dans les montagnes de l’émerveillement pour qui tout est éternel retour et métamorphose. L’amour de ce voyageur, mi-bête mi-surhomme, pour la nature aride et désertique fait de l’aigle et du serpent de formidables compagnons. L’aigle est fier et le serpent est rusé. L’un a l’œil aiguisé, défie l’apesanteur et habite les sommets ; l’autre a le baiser mortel, change de peau et connait les entrailles de la Terre.

    [Source : communiqué de presse]

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