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    Exposition « The habit of being » – Kate Barry – Le Bal

    4 juillet 2017
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    Exposition « The habit of being » – Kate Barry – Le Bal

    Œuvres de Kate Barry

    Du 3 juillet au 24 septembre 2017

    Tous les jours de 10h à 18h

    Entrée libre

    Abbaye de Montmajour 
    Route de Fontvieille
    13200 Arles

    www.le-bal.fr
    FB-lebal.fr

    Du 3 juillet au 24 septembre 2017

    LE BAL présente sa première exposition hors les murs co-produite avec les Rencontres d’Arles, en collaboration avec l’agence Gallois Montbrun et Fabiani.

    Fille des artistes Jane Birkin et John Barry, Kate Barry, disparue prématurément en décembre 2013 à l’âge de quarante-six ans, laisse derrière elle une œuvre dense, magnétique, produite dans la plus grande discrétion, à contre-courant des portraits de stars et de mode ayant marqué sa carrière professionnelle.

    Découverte tardivement, la matière visuelle accumulée en quelques années (2002-2008) a permis de retracer un processus de travail singulier : des planches-contact évidées des images qu’elle préférait, l’ordonnancement de ces images échappées puis l’agrandissement de celles qu’elle destinait au mur d’exposition.
    Les témoignages de ses proches, des indications laissées au creux des boîtes, quelques notes de travail et des bribes de correspondances amicales nous ont guidées pour établir ce corpus, avec toute l’humilité qu’impose une telle entreprise.
    Les figures récurrentes du vide et de l’abandon, l’attention extrême portée à ce « presque rien » contre lequel elle venait buter, l’empathie évidente pour tout ce qui résiste subrepticement livrent une œuvre construite dans le silence et la solitude, en retrait.
    Délicats, fragiles, ces fragments d’un monde-paysage saisis au gré de ses errances figurent la douleur de cette « habitude d’être » [The Habit of Being], titre d’un recueil de lettres de Flannery O’Connor que Kate Barry affectionnait tout particulièrement, au point d’amorcer un film sur cet écrivain lors d’un voyage en 2007 dans le Sud des États-Unis. Se révèlent alors, au-delà des images, l’évidence d’un regard instinctif, tout à la grâce du moment présent, et la joie grave de se sentir d’emblée du côté de l’anomalie, de l’incongru. Une herbe folle au pied de l’immense façade, des bottines anglaises sur une dalle trop lisse, un immense éclat de rire comme un pied de nez au passé.

    [Sources : © communiqué de presse]

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