“fiBraM” : un spectacle jeune public par la Compagnie Chriki’Z à l’Amphithéâtre Olivier Messiaen de l’Opéra Bastille
"fiBraM" par la Compagnie Chriki’Z © Emma Derrier
“fiBraM” réunit un joueur de Oud, une chanteuse lyrique, une danseuse et un danseur hip-hop et contemporain. Ensemble, les interprètes nous entrainent à la frontière qui sépare le réel et l’imaginaire et forment un quatuor dont l’équilibre repose sur un fil.
“fiBraM: le fil très fin qui sépare réel et imaginaire, chute et équilibre. Ce lien fragile qui peut exister entre plusieurs éléments qui, au premier abord, ne peuvent être liés. La mise en miroir de deux mondes : l’un réel, l’autre immatériel. Tout est en équilibre, les choses tiennent, mais ne tiennent qu’à un fil.”
Au plateau, 4 entités. Un musicien-voyageant du Oud électro-acoustique au Oud classique, faisant des sonorités traditionnelles – passe d’un univers harmonieux, apaisant à un autre saturé et déstabilisant. Une soprane en mouvement, se jouant de sa voix lumineuse. Sa silhouette fantomatique incarne l’imaginaire dans le réel. Et deux danseurs aux énergies harmonieusement discordantes qui, par le mouvement souffle commun.

fiBraM par la Compagnie Chriki’Z © Emma Derrier
L’atmosphère nébuleuse créée par la lumière déstabilise notre œil sur la nature du monde que l’on observe. Jour, nuit ; immatériel ou palpable, rien n’est certain.
fiBraM, ce sont ces va-et-viens incessants entre imaginaire et réel. Comme un flottement mystérieux, presque énigmatique, entre deux mondes, faisant perdre la perception de ce fil très fin qui les sépare. Dans l’espace, des ampoules guident leur chemin dans ce voyage où les langages se mêlent. Les chants classiques latins viennent rencontrer la langue arabe.
Ce quatuor inattendu qui convoque ceux qui ensemble pourrait-on penser dissonent. Et c’est bien là que tout se joue. La complicité des corps, des sonorités arabo-andalouses et d’un chant lyrique qui fusionnent pour un voyage au-delà du tangible.
À propos de la Compagnie Chriki’Z
Sous la direction d’Amine Boussa et Jeanne Azoulay, la Compagnie Chriki’Z, créée en 2011, développe un travail de création contemporaine déclinant le geste hip hop. Les deux chorégraphes élaborent une écriture poussant la recherche et l’exigence du mouvement, qu’il soit performatif ou minimaliste, mais toujours incarné. Au travers d’univers humanistes, Amine Boussa et Jeanne Azoulay signent des pièces où l’esthétique épouse le vivant.
L’univers des chorégraphes, largement nourri de références (qu’elles soient cinématographiques, picturales ou littéraires), est toujours impulsé par la découverte – ou redécouverte – d’œuvres de tout genre. Que ce soit une inspiration ou une libre interprétation, elles sont la source de réflexion de chacun des projets des chorégraphes. S’en servant de socle, Amine Boussa et Jeanne Azoulay développent un processus de création intelligible et sensible à la fois. Ils en subliment ainsi les individualités, les corps, les forces et les vulnérabilités de chaque interprète ; qu’il soit amateur ou professionnel, rencontré sur un plateau, en atelier, en centre de formation ou ailleurs…
Le travail de Jeanne Azoulay et Amine Boussa compte aujourd’hui 7 créations et des tournées sur le territoire régional, national ainsi qu’à l’international – dans plus de 13 pays. L’iniZio, création 2013, obtient le prix de la critique au KingFestival 2019 à Novgorod, Russie.
[Source : communiqué de presse]
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