Julien Claustre – interview
Pouvez-vous vous présenter ? Qui êtes-vous, quel est votre parcours ?
Je suis né le 25 décembre 1977 à Roanne, (Loire, France). Porté par la devise « crescam et lucebo » (« je croîtrai et je luirai »), je me suis nourri de voyages, dont un particulièrement marquant en Himalaya.
Dès 16 ans, j’intègre la prestigieuse école d’art Émile Cohl pour y suivre cinq années d’études, riches et déterminantes, tant sur le plan des rencontres que sur la maîtrise des techniques d’arts pictural et sculptural. Ainsi, l’influence de mon professeur de dessin et peinture classiques, J. Burnot, est loin d’être négligeable.
Je développe mes recherches artistiques en séjournant non loin de l’océan atlantique. Au terme de quelques années de travail et grâce à la reconnaissance de collègues artistes et collectionneurs, je décide de rejoindre la capitale de l’art, Paris. J’y vis depuis 2009 et y exerce mon métier d’artiste-peintre qui est passion.
Quel est votre parcours artistique, intellectuel ; quelles sont vos influences ?
Les voyages ont consolidé mon âme d’artiste. Au fil du temps, j’ai appris à devenir aussi patient qu’exigeant, aussi déterminé que passionné. J’ai vécu l’expérience de la confiance en soi, du ressenti, de l’accomplissement de l’œuvre. J’ai visé à enjoindre l’essence même de la peinture qui est de créer un langage universel, avec mon vocabulaire. A ce titre, je n’ai jamais cessé de parcourir l’histoire de l’art en passant de Lascaux à Basquiat, Cézanne, Matisse. Avec un vif intérêt pour les cultures du monde.
Quel regard portez-vous sur l’art d’aujourd’hui ?
J’y trouve une grande liberté, d’investissement notamment, de lieux plus accessibles aux publics – ce qui est positif ! Je me suis vivement ouvert à la sculpture et des futurs projets vont aussi en ce sens.
Quoiqu’il en soit, je pense que toute réalisation est altruiste. Et un peu, comme une vieille âme, que tout artiste, d’hier et d’aujourd’hui, est pourvu de cette richesse intense liée au vécu, cette immense capacité liante de « ressentir »…
Quels sont vos projets ?
Je compte présenter l’ensemble des peintures créées depuis 15 années ; représenter en une forme d’œuvre, le visage des multiples expressions d’un cheminement intérieur. Un chemin que j’emprunte librement et qui s’attache tant à l’origine de l’art qu’à l’évolution de son histoire. En témoignant du temps présent, je regarde vers le futur.
A quoi reconnaît-on un « bon » artiste ?
A son dessin. Au cœur mis à l’ouvrage qui compose sa vision.
« Faites que votre tableau soit toujours une ouverture au monde. » (Léonard de Vinci)
« Ce qu’il faut d’abord au peintre, c’est une optique personnelle, laquelle optique ne peut s’obtenir qu’au contact obstiné de la vision de l’univers. » (Cézanne)
François Terriez
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