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    La Bête dans la jungle – La Colline

    27 février 2015
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    La Bête dans la jungle
    Suivie de La Maladie de la mort de Marguerite Duras

    D’après la nouvelle d’Henry James

    Mise en scène de Célie Pauthe

    Avec John Arnold, Valérie Dréville et Mélodie Richard

    Du 26 février au 22 mars
    Du mercredi au samedi à 20h30
    Le mardi à 19h30
    Le dimanche à 15h30

    De 14€ à 29€

    Réservation en ligne

    Durée : 2h20

    La Colline
    15, rue Malte Brun
    75020 Paris
    M° Gambetta

    www.colline.fr

    Du 26 février au 22 mars 2015
     

    “Ainsi cependant vous avez pu vivre cet amour de la seule façon qui puisse se faire pour vous, en le perdant avant qu’il ne soit advenu.” La Maladie de la mort, Marguerite Duras

    Marguerite Duras signe en 1962 sa version théâtrale d’un récit énigmatique d’Henry James, La Bête dans la jungle. Un homme et une femme font connaissance. Ils s’étaient déjà rencontrés ; il pense s’en souvenir, elle s’en souvient très bien. Il lui avait alors confié son secret : il vit avec la conviction d’être promis à un sort mystérieux ; un événement extraordinaire, terrible peut-être, fondra sur lui un jour. Ils scellent un pacte étrange : elle sera la compagne de cette attente. Leur vie s’écoule, immobile, inquiète : la “bête” ne se montre pas. Mais – suggère James – n’aura-t-elle pas été, elle, cette femme, le destin qu’il n’a su saisir ?

    Pour Célie Pauthe, cette conjonction de deux immenses écrivains est plus qu’une adaptation : un entrelacs de leurs thèmes. Tous les motifs durassiens à venir sont là : l’attente vaine, l’absence d’histoire, la difficulté d’aimer, l’homme irrémédiablement séparé du féminin, l’effroi du désir, la peur de la froideur – tout ce qu’elle nommera plus tard la maladie de la mort. Inspirée, une fois encore, par l’intransigeance des écritures et la radicalité des êtres, Célie Pauthe veut faire résonner entre Duras et James le vertige qui les hante : l’attente de l’amour et l’expérience de l’inassouvissement. 

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    [Source texte : communiqué de presse et visuel  © Elisabeth Carecchio]

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