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    L’artiste Camille Sauer expose “Dispositifs-Mondes” au centre d’art Les Tanneries jusqu’au 26 avril

    27 mars 2026
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    Durant sa résidence de six mois aux Tanneries, Camille Sauer développe “Dispositifs-Mondes”, un ensemble d’installations interconnectées évoquant des flux énergétiques, organiques et informationnelles. Inspiré à la fois du corps humain et des structures sociales, ce projet prend la forme d’un écosystème conçu comme évolutif et réactif à l’environnement de l’espace d’exposition. La résidence intègre également une dimension collective, à travers des ateliers d’initiation aux pratiques numériques et sonores, qui ont permis aux participants de contribuer au processus de création défini par l’artiste.

    La résidence de Camille Sauer s’inscrit dans la continuité du programme de résidences territoriales mené par le Centre d’art contemporain depuis 2021, qui explore les relations entre création artistique, espaces de vie et contextes locaux. Des projets tels que Out of Spaces de Marie Lelouche (2021-2022), À combien de pas dormez-vous de l’eau ? de Natalia Jaime-Cortez (2022-2023), Toucher de bouche de Benjamin Mouly (2023-2024) ou (Y)OUR SONG de Julie Chaffort (2024-2025) ont ainsi interrogé les liens entre environnements, publics et usages, à travers des formes immersives, participatives et sensibles. Dans cette dynamique, le travail de Camille Sauer prolonge ces réflexions en développant une approche technologique, sensorielle et participative, en prise directe avec le territoire et ses réalités humaines et sociales.

    Depuis plus de dix ans, Camille Sauer construit une pratique transversale à la croisée de la musique expérimentale, du dessin, de la sculpture, des systèmes analogiques et numériques, et de la performance. Son travail explore les systèmes invisibles qui structurent nos sociétés, les tensions entre perception, construction du réel et récits politiques. Elle crée des écosystèmes où nature et culture, individuel et collectif, vivant et technologie se confrontent, posant chaque installation comme un dispositif immersif. Nourrie par la pensée musicale et architecturale d’Iannis Xenakis et par les réflexions de Timothy Morton autour des systèmes complexes et de leur interaction, elle développe des dispositifs sonores et plastiques conçus comme des architectures actives. Le prototypage numérique et la gravure laser lui permettent de dessiner, d’assembler et d’articuler des circuits, des formes et des motifs qui fonctionnent comme des partitions, ils rendent perceptibles des structures invisibles où s’entrelacent le son, la circulation des flux et les enjeux politiques.

    Camille Sauer, Dispositifs-Mondes © Mathilde Mazars, 2026

    À propos de l’exposition

    L’exposition est répartie entre la Verrière et la Petite Galerie.

    Dans la Verrière, plusieurs dispositifs sculpturaux, suspendus ou ancrés dans l’espace, composent une cartographie organique traversée par des réseaux de câbles, des sons et des signaux électriques. Activables par le public à l’aide de gestes, de capteurs ou de boutons, ces modules produisent sons et vibrations, scénographiant l’espace en un dispositif laboratoire. Les processus, intégrés à l’architecture du lieu, jouent avec ses caractéristiques (lumière, humidité, condensation) qui participent à l’expérience même de l’exposition.

    La Petite Galerie offre un contrepoint plus introspectif et abstrait avec la projection d’un film produit durant la résidence. Il engage une réflexion sensible sur les dimensions mentales, politiques et symboliques du projet. Cette œuvre prolonge l’expérience de l’exposition, en dialogue avec les installations de la Verrière. Le son structure l’ensemble du parcours selon plusieurs strates : compositions préexistantes, captations en temps réel de l’environnement et interventions du public. Cette superposition désigne l’exposition comme une partition évolutive, où chaque présence, chaque action prétend à moduler l’équilibre général.

    Dispositifs-Mondes se présente ainsi comme un espace à habiter, un système ouvert dans lequel chaque visiteur est invité à éprouver des schémas de relations esquissés par l’artiste entre corps, technologie, territoire et société

    Camille Sauer, Dispositifs-Mondes © Mathilde Mazars, 2026

    À propos de Camille Sauer

    Camille Sauer (née en 1987, vit et travaille à Bobigny) développe depuis plus de dix ans une pratique pluridisciplinaire mêlant arts plastiques, composition musicale, nouveaux médias et performance.
    Formée aux Beaux-Arts de Paris (2018), aux Gobelins (2019) et au Fresnoy – Studio national des arts contemporains à Tourcoing (2024), elle construit des œuvres hybrides où musique expérimentale, dessin, sculpture et électronique se rencontrent.

    Suivez l’actualité de Camille Sauer sur son site Internet et sur son compte Instagram

    Commissaire d’exposition : Éric Degoutte

    [Source : communiqué de presse]

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