L’association Bleu Minuit Club présente l’exposition “Il faisait nuit encore” du 27 au 29 mars
"Tout fout le camp", 2025 © Camille-Amandine Marino et Basile Pelletier
Pour célébrer sa première année de création, l’association Bleu Minuit Club investit le XIe arrondissement de Paris et présente “Il faisait nuit encore”. Cette exposition inaugurale dévoile le premier travail commun de Camille-Amandine Marino et Basile Pelletier.
À propos de l’exposition
Le titre de l’exposition, Il faisait nuit encore, résonne comme le début d’un récit ou d’un rêve. Le projet est né du retour vers une maison de vacances familiale, théâtre des premières expériences artistiques des deux artistes lors de l’adolescence, et aujourd’hui sur le point d’être vendue. Dans ce décor familier devenu incertain, le regard s’est déplacé. Sous la surface de l’eau et dans le souffle des rideaux à l’aube, affleure une réalité trouble. Les lieux semblent habités d’une présence impalpable mais omniprésente, qui dépasse celle de ses occupants. Les corps s’y effacent pour devenir des silhouettes en quête de refuge, capturés d’un point de vue voyeuriste.
Mais cette exposition est avant tout le fruit d’une amitié profonde, un dialogue créatif démarré depuis l’adolescence, autour de cette demeure et de cette piscine que l’on retrouve aujourd’hui dans les images. Ce lien indéfectible est le moteur d’une démarche où l’on avance ensemble pour construire un territoire commun.
- “C’était sous le figuier devant la chambre bleue” © Camille-Amandine Marino et Basile Pelletier
- “Chambre avec vue sur photographe triste” © Camille-Amandine Marino et Basile Pelletier
À propos de Basile Pelletier et Camille-Amandine Marino
Basile Pelletier, photographe et designer formé à l’École Kourtrajmé et lauréat du Prix American Vintage à Hyères, apporte ici sa capacité à narrer sans conclure, lui qui a toujours placé le collectif au cœur de sa pratique, notamment avec ses complices du XVIIIe arrondissement et au sein du label Humanitas.
En miroir, ou dans des compositions signées à quatre mains, Camille-Amandine Marino, diplômée des Beaux-Arts de Bruxelles, vient bousculer ce cadre parisien par ses recherches sur la dissociation du corps psychique et physique et sur l’aliénation du corps de la femme. Ensemble, ils captent l’instant juste avant ou après le geste, comme des révélateurs de l’inconscient et des héritages mémoriels post-traumatiques. Le deuil de cette maison de famille devient ainsi un acte poétique.

“Ramassage” © Basile Pelletier et Camille-Amandine Marino
Bleu Minuit Club
Cette exposition entre en résonance directe avec l’esprit de l’association Bleu Minuit Club, fondée sur l’amitié et la passion commune de Julien Françon et Nicolas Barthélémy. Initialement né autour de leur collection d’ouvrages d’archive, ce nom est aussi aujourd’hui celui d’un média spécialisé et d’un acteur curatorial.
Fidèle à cette idée de transmission et de dialogue, l’association accompagne le parcours artistique d’une présentation de livres rares et cultes issus de son fonds personnel, ainsi que d’une curation d’ouvrages spécifiquement sélectionnés pour faire écho aux thématiques de l’exposition.
[Source : communiqué de presse]
Articles liés

“Street Art aux Invalides” : quand l’art urbain s’invite à l’Hôtel national des Invalides pour une noble cause
Durant cinq jours et pour la première fois, découvrez une exposition de street art à l’Hôtel national des Invalides. Du 28 mai au 1er juin 2026, 34 figures majeures du street art français investiront les salons de l’Hôtel national...

“Ça va Ça va” : le nouveau spectacle de Camille Chamoux aux Bouffes Parisiens
« Dites, quelqu’un connait un gastroentéro de compétition ? Une adresse d’hypnotiseur ? Ou un psychanalyste? Non pardon un psychiatre en fait. Moi, jusqu’à y’a pas si longtemps, j’étais immortelle. J’ai ingéré en toute insouciance tous les trucs interdits,...

Brooklyn Funk Essentials dévoilent leur nouvel album “Black Butterfly” à découvrir le 2 juillet au New Morning
Composé de musiciens venus des quatre coins du globe, le groupe Brooklyn Funk Essentials s’est imposé comme une redoutable machine à danser. Depuis bientôt 3 décennies, le groupe tricote un patchwork aux couleurs multiples : be-bop, funk, boogaloo, hip-hop...








