Le Vaisseau Fantôme à L’Opéra Bastille
A mi-chemin de sa nouvelle production de L’Anneau du Nibelung, l’Opéra de Paris fait entendre la voix du jeune Wagner, encore dans les brumes du romantisme allemand, entre Schubert et Weber. C’est à bord de la Thétis en 1839, traversant la Mer du Nord de Riga à Londres, au milieu des éléments déchaînés, que Wagner entendit les marins évoquer la légende du Maudit des mers. Cette légende, rapportée notamment par Heinrich Heine, Senta la raconte à son entrée en scène : ne voulant pas renoncer à passer un cap dangereux dans la tempête,le Hollandais défie le ciel et reçoit le châtiment d’une éternelle errance. A moins qu’une jeune fille accepte de mourir pour lui… Dans une confusion troublante de la légende et de la réalité, voici que le Hollandais se dresse devant Senta et lui tend la main… La tempête qui sévit au dehors est peut-être moins puissante que celle qui agite les coeurs. Opéra de l’impossibilité de vivre et de la rédemption, Le Vaisseau fantôme est avant tout, et avant Le Crépuscule des dieux, un opéra de l’apocalypse espérée.
Lire la critique sur Artistik Rezo.
Le Vaisseau Fantôme
Richard Wagner
Peter Schneider, Direction Musicale
Willy Decker, Mise en scène
Wolfgang Gussmann, Décors et costumes
Hans Toelstede, Lumières
Patrick Marie Aubert, Chef du Choeur
Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris
Du 9 septembre au 9 octobre 2010
Informations et réservations : 08 92 89 90 90 (0,337€ la minute)
Guichets : Palais Garnier et Opéra Bastille, tous les jours de 10h30 à 18h30 sauf dimanches et jours fériés
Tarif : 140€ 115€ 90€ 75€ 55€ 35€ 20€ 15€ 5€
Opéra Bastille
Place de la Bastille
Métro Bastille (ligne 1, 5 et 8)
Articles liés

« Le Château d’Orgon » : une comédie décapante qui balaye tous les clichés de la bien-pensance
Au Studio Hébertot, huit jeunes comédiens nous réjouissent dans une comédie acide signée Guillaume Gallix, inspirée de Molière et Goldoni, qui raconte la ridicule aventure d’un père de famille veuf, propriétaire d’un somptueux domaine avec château, qui convoque enfants...

« Mentor » ou la relation d’emprise entre un maître et son élève
Au Studio Hébertot, Lara Aubert interprète une jeune contrebassiste sous l’emprise de son professeur, dans une pièce poignante qu’elle vient d’écrire. A ses côtés, Alexis Desseaux campe l’enseignant virtuose et manipulateur, dans un cours de musique ou la complicité...

Ville autoportrait – Sébastien Mehal
Curatée par le collectif TAK Contemporary, l’exposition personnelle de Sébastien Mehal, présentée à la Galerie Hoang Beli, convoque la ville comme un corps collectif façonné par nos psychologies individuelles. Les œuvres sont tissées comme un patchwork de points de...






