L’exposition “Codex Urbanus se met au parfum” au Musée Fragonard !
Street art & Parfum peuvent-ils se rencontrer ? À l’occasion des Journées européennes du patrimoine du 16 au 17 septembre 2023, le street artiste Codex Urbanus, réalise une performance artistique au musée du Parfum Fragonard, à Paris. Ses chimères, créatures et monstres espiègles s’immisceront secrètement parmi les flacons des salles du musée. Exploration en zone parfumée !
Deux univers qui semblent si différents. Le premier étant, à priori, bien éloigné du monde raffiné et précieux de la parfumerie traditionnelle qu’incarne Fragonard depuis des décennies. Ce serait ignorer la faculté de Codex Urbanus à relier entre eux des mondes qu’en apparence tout sépare, comme il l’avait déjà fait en exposant au musée Gustave-Moreau en 2016, au musée des Égouts en 2018 ou encore au château de Malmaison en 2020. Et c’est ce qui l’a poussé à intervenir au sein du délicat musée du parfum, dans l’écrin somptueux du quartier de l’Opéra à Paris, pour proposer un pas de côté dans les salles historiques qui racontent plusieurs millénaires d’histoire de la parfumerie.

Le parfum, comme le street art, doit s’imposer dans un monde qui ne l’attend pas. Unique et identifiable afin de devenir une signature: visuelle pour l’art urbain, olfactive pour
le parfum. Ils sont tous deux condamnés à disparaître tôt ou tard. L’un dans l’air, l’autre sur les murs des rues. Comme l’alchimiste expert doit se servir d’odeurs préexistantes pour composer des fragrances uniques et envoûtantes, Codex Urbanus utilise la biodiversité
de notre planète pour concevoir des êtres fantastiques, eux aussi uniques et envoûtants. Il était donc tout naturel que les parfums complexes de Fragonard rencontrent ces créatures composites pour se livrer, le temps d’une saison, à un improbable ballet où les odeurs les plus délicates jouent avec les élytres et les tentacules des chimères qui viennent leur rendre visite.

Soulignant l’art français de la parfumerie, l’origine animale de certaines essences, le rôle magique de celui qui manie les mélanges ou encore les origines provençales
de Fragonard, Codex Urbanus propose dans les salles, telle une chasse au trésor, un parcours de visite décalé qui, sans jamais s’imposer dans la muséographie des lieux, s’insère avec discrétion et facétie dans les vitrines de l’institution.
Les collections du musée arborent de nouveaux compagnons de vitrines, quelques monstres espiègles qui auront, pour l’occasion, quitté leurs demeures sauvages pour venir taquiner les visiteurs et leur dévoiler, à leur manière, quelques secrets de parfumeurs fantastiques…

À propos de Codex Urbanus
Depuis plus d’une décennie, tel un moine copiste interlope, Codex Urbanus arpente les rues des villes à la faveur de la nuit pour tracer en dessin direct. Aujourd’hui, ce sont plus de 600 créatures fantastiques et vandales qui ont défilé sur les murs des métropoles, pour ne vivre parfois que quelques heures. En tant qu’artiste, il est régulièrement invité à participer à des festivals et des expositions en galerie, et il essaie une fois par an d’investir un lieu où le street art est inattendu, depuis le musée de l’Éventail en 2015 jusqu’au Scriptorial d’Avranches l’an dernier.
Auteur de plusieurs ouvrages, il s’impose aujourd’hui comme un théoricien de l’art urbain, notamment au travers de son essai Pourquoi l’art est dans la rue ? (Critères Éditions, 2018)
[Source : communiqué de presse]
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