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    “Montées des eaux” : une installation in situ du duo d’artistes EvazéSir à voir sur Fluctuart

    9 mai 2023
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    Détail de l'installation Montée des eaux par E ÉvazéSir © Denis Coudée

    Dans le cadre de l’exposition sur Fluctuart “Seconde vie, l’art de recycler”, dans laquelle 8 artistes issus de l’art urbain abordent le thème du recyclage sous toutes ses formes, nous retrouvons le duo EvazéSir autour de leur installation en quatre parties, “Montées des eaux”, visible jusqu’au 11 juin. Ils nous expliquent…

    Tout commence par un dérèglement climatique… Le niveau de nos océans et de nos mers monte très vite selon le sixième rapport du Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Au total, entre 1901 et 2018, le niveau moyen de la mer s’est au total élevé d’une vingtaine de centimètres sur l’ensemble du globe. Une conséquence directe du réchauffement climatique.

    Chaque époque, et chaque classe sociale semblent plus ou moins affectées par ce bouleversement, par l’usage de matériaux recyclés en bois, de papier peint désuets ou objets, morceaux de meubles divers, EvazéSir tentent de définir ainsi leur vision de cette montée des eaux.

    EvazéSir – Première alcôve de l’installation “Montées des eaux” © @Hervé photograff

    Dans un premier temps, dans la première alcôve, une famille bourgeoise début XXe siècle, apparait très peu touchée par cette montée des eaux, effleurant à peine leurs orteils, luxe et cocon familial les protègent de la réalité. Seul le père semble prendre ses dispositions avec un scaphandre doré, l’enfant suspicieux nous observe d’un regard sévère et accusateur. La mère et la petite fille, elles, s’en amusent et ne réalisent pas l’ampleur des dégâts.

    Un animal caché “le Bernard l’hermite” récurent dans les 4 alcôves, témoin du temps et résistant se retrouve ici en fuite en parachute “doré” derrière une porte dérobée. À leur fenêtre, la montée des eaux est bien visible, elle augmente et laisse apparaitre une baleine, elle aussi victime et témoin de ce dérèglement climatique.

    L’animation vidéo est projetée par vidéoprojecteur et incrustée en mapping par le collaborateur Vj Mkid du collectif pluridisciplinaire “Norulescorp”, des artistes EvazéSir.

    EvazéSir – Deuxième alcôve de l’installation “Montées des eaux” © @Hervé photograff

    Dans la deuxième alcôve, une toute autre période, des années 1960, où l’on voit trois ménagères vaquer à leur occupation, lisant fake news et autres revues futiles. Elles prennent soin d’elles sans se soucier de l’eau qui monte déjà à leurs genoux.

    Machine électrique en plastique apparait ici au centre du problème, révélant le terme “Calor” non par hasard… Le Bernard l’hermite, se cache sous leurs jupes, lui aussi continuant ses activités, et profitant de cette chaleur inhabituelle pour faire sécher ses sous-vêtements…

    EvazéSir – Troisième alcôve de l’installation “Montées des eaux” © @Hervé photograff

    Dans la troisième alcôve, cette montée des eaux commence a être visiblement problématique, perturbant la biodiversité, menaçant de nombreuses espèces animales et donnant à voir des mutations, voir transformations inquiétantes.

    La femme attristée par cette montée des eaux, peut à peine respirer, ses mains portent un oiseau au dessus du niveau de l’eau. Telle Noé, elle agit à sa hauteur pour sauver les dernières espèces animales, en les mettant à l’abris dans la niche en bois en haut à gauche.

    Plusieurs poissons sont ici affectés par le dérèglement climatique, un drôle de têtard est peint sur un meuble de couturière, lorsqu’il se déploie par manipulation, il laisse apparaitre un corps étonnant, extrêmement long et habité de déchets plastiques divers.

    Le Bernard l’hermite est toujours là, cette fois dans une ville, Paris, submergée. Il est résigné, et abandonné.

    EvazéSir – Quatrième alcôve de l’installation “Montées des eaux” © @Hervé photograff

    Dans la dernière alcôve, la femme est engloutie, submergée par les flots. Seule, elle doit s’échapper et fuir en emportant avec elle quelques espèces animales en voie de disparition. Les valises symbolisent les migrations dues aux changements climatiques et catastrophes naturelles inévitables.

    Le Bernard l’hermite cette fois se retrouve enfermé dans une valise, face au cimetière, portant le panthéon comme sa propre tombe. Panthéon, monument des grands hommes, mausolée où chacun pourrait avoir sa place en réalisant des grandes actions pour notre planète.

    [Source : communiqué de presse]

     

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