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Opus Magnus – Théâtre du Conservatoire

28 décembre 2010
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Le théâtre donc, et pour toujours, déplié dans sa mystique fatale et empêché par le réel. Joseph, un jeune metteur en scène plein d’illusions et de désirs inassouvis est aux prises avec un acteur démiurgique, sorte de Pan échoué, de satyre essentiel, de poète phénoménal. Cet Acteur, Axel menace l’équilibre de la troupe et du spectacle autant qu’il désigne un horizon, un ailleurs dont le théâtre se nourrit. Il est l’inspiration que le metteur en scène doit reconnaître, il est la pulsion, il est ce qui vient et renverse toutes les architectures. C’est donc une guerre amoureuse et douloureuse que se vouent ces deux contraires indispensables, la brutalité du poème, la conscience politique. Qui vaincra du poème ou de la raison ? Les autres acteurs souvent confondus avec leurs personnages servent d’exemples et de commentaires à ce dilemme, certains reprennent la parole d’Axel le faune dans de grands monologues exaltés qui font du poème une église vivante et une religion de la jeunesse, d’autres entrent dans une dispute comique qui file à l’envie les questions de l’art théâtral.

Ecrite pour les élèves du CNSAD, dans un juste équilibre de scènes inédites et de recopiages d’œuvres oubliées, Opus Magnus est un chant d’amour au théâtre, qui permet de passer par tous les genres, toutes les formes et toutes les aspirations de l’art des planches. Chacun y aura un rôle qui répond à son propre théâtre et reprendra une part de cette fugue chorale qui ne se contente pas d’art dramatique.

C’est l’occasion aussi de confronter une génération à des rêves plus grands, à une démesure, à des projets spirituels qui sont autant de formes théâtrales.

Car au-delà de l’exercice nécessaire, incarner au lieu d’interpréter, servir la parole plutôt que de s’en servir, chanter plutôt que dire, il y a la tentative de formuler ensemble, à partir de ces tribulations dramatiques ce qui peut être de l’ordre de la vocation. La vocation oui, cet ange qui va et vient, mystérieux et informulable et que l’on ne peut apercevoir qu’ensemble…

Opus Magnus

Atelier dirigé par Olivier Py

D’Olivier Py

Pianiste : Mathieu El Fassi

Avec Sigrid Bouaziz, Manon Combes, Quentin Faure, Marilyne Fontaine, Yordan Goldwaser, Delphine Hecquet, Pauline Huruguen, Gaël Kamilindi, Benjamin Lavernhe, Barthélémy Meridjen, Julie Moulier, Fanny Santer, Fanny Sintès, Tamaïti Torlasco et Elie Triffault

Du 9 au 12 janvier 2011 à 19h30

Réservation indispensable du lundi au vendredi de 14h à 18h au 01.53.24.90.16

Théâtre du Conservatoire
2 bis rue du conservatoire
75009 Paris

www.cnsad.fr

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