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Oya Kephale de retour à Asnières avec l’opéra-bouffe “Barbe-Bleue”

Trois ans après leur dernière opérette (La Périchole, mai 2019), les musiciens de la troupe Oya Kephale reviennent au théâtre d’Asnières du 13 au 21 mai prochain. L’occasion de (re)découvrir une œuvre sans doute moins connue de Jacques Offenbach, l’opéra-bouffe Barbe-Bleue, qui fut pourtant très applaudi lors de sa création en 1866.

Dans cet opéra-bouffe écrit quelques mois après le grand succès de La Belle Hélène, Offenbach et ses librettistes Ludovic Halévy et Henri Meilhac déconstruisent gaiement le conte populaire rendu célèbre par Charles Perrault en nous plongeant dans une double intrigue loufoque et pleine de rebondissements.

Ainsi, “de la légende de Barbe-Bleue on fait un roman comique étourdissant, d’où se dégage un parfum qui grise (…) comme du vin” remarquait L’Événement du 17 février 1866.

Né allemand puis naturalisé français, Jacques Offenbach (1819-1880) contribua au renom du répertoire lyrique français du XIXe siècle, avec des œuvres inoubliables telles qu’Orphée aux enfers, Les Contes d’Hoffman ou encore La Vie parisienne.

Il demeure ainsi le compositeur fétiche de la troupe Oya Kephale, qui produit chaque année l’un de ses opéra-bouffes et plusieurs concerts. Créée en 1995, cette troupe rassemble un orchestre et un chœur d’amateurs confirmés sous la direction d’un chef d’orchestre professionnel. Le nom d’Oya Kephale (“quelle tête” en grec) a pour origine le couplet chanté par Oreste dans La Belle Hélène, produite lors de la première année d’existence de la troupe.

Ce nouveau spectacle est monté sous la direction musicale de Pierre Boudeville, qui a rejoint la troupe à l’été 2019. Après l’avoir dirigée pour deux concerts, à la veille et au lendemain de la crise sanitaire, il présente ici sa première œuvre lyrique. La mise en scène est assurée par Anne-Joëlle Fleury, qui livre une lecture très « années soixante » de l’œuvre, sans en renier l’essence. Elle rappelle d’ailleurs qu’”Offenbach s’était auto-proclamé “gérant responsable de la compagnie d’assurances mutuelles contre l’ennui”. Pour ce spectacle, j’ai souhaité m’inscrire directement dans cette lignée !”

Et de poursuivre : “C’est une œuvre drôle, enlevée, survoltée, et entêtante. Quelle meilleure motivation que la perspective de transmettre du bonheur au public ?”

Une perspective dans laquelle se retrouvent bien sûr tous les artistes passionnés d’Oya Kephale, qui comptent par ailleurs une nouvelle fois se mettre au service d’un projet caritatif.

Cette année, la troupe a ainsi choisi de reverser les bénéfices de ses représentations à l’Association pour l’amitié (APA). L’APA a pour but de faciliter la création de relations d’amitié et d’entraide entre des personnes différentes, avec une attention particulière aux personnes sans domicile fixe ou isolées. Elle anime depuis 2006, des appartements partagés où habitent ensemble des personnes qui étaient sans domicile fixe et des jeunes volontaires. L’APA héberge plus de 260 personnes entre Paris et sa banlieue.

[Source communiqué de presse]

À lire également sur Artistik Rezo : Anne-Joëlle Fleury : “La mise en scène, c’est ce qui m’a permis de ne plus avoir à choisir” par Julie Corbou

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