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    Partisans – Théâtre Le Lucernaire

    18 mars 2014
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    Partisans - Theatre Le Lucernaire

    Partisans - Theatre Le Lucernaire::

    Partisans

    De Régis Vlachos
    Mise en scène de François Bourcier
    Avec Jean-Hugues Courtassol, Matthieu Hornuss et Lucie Jousse

    Du 19 mars au 15 Juin 2014
    De mardi au samedi à 21h30
    Dimanche à 17h
    Relâche le 12 juin
    Durée 1h20

    Tout public dès 12 ans

    Théâtre Le Lucernaire
    53, rue Notre-Dame des Champs
    75006 Paris
    M°Notre-Dame des Champsen

    www.lucernaire.fr

    Du 19 mars au 15 Juin 2014

    Un Succès Avignon Off 2013, du drame historique au drame théâtral…En tout respect des faits, avec une femme qui s’impose, des rires, des pleurs, on pourrait dire que c’est une pure dramaturgie qui s’écrit dans ce jour de l’histoire. Le travail de scénographie se propose de recréer l’univers de l’époque. En effet, cette réunion se déroule en pleine occupation avec une armée allemande omniprésente et ses séides français bien nerveux.

    Le 27 mai 1943, au 48, rue du Four à Paris …

    Nous sommes en pleine seconde guerre mondiale. Trois personnages : Yvonne, Robert et Marcel sont réunis dans une pièce, une antichambre. Dans le salon d’à côté, les grands chefs, les représentants du Conseil de la Résistance mettent la première main au projet qui deviendra le Programme du CNR.

    C’est un long silence … Ils attendent la pause des chefs de la pièce
    d’à côté qu’ils ont accompagnés. Yvonne conduit le représentant des
    socialistes, Marcel celui de la droite et Robert celui des communistes : il
    n’en faut pas plus pour que les deux hommes en viennent aux mains.
    Des communistes avec des collabos croirait-on !

    Tout comme le programme du Conseil National de la Résistance,
    la pièce s’oriente directement vers la politique. C’est une pièce qui fait ressortir des multiples débats qui ont agité cette période, ce qui nous parle encore à nous : la droite, la gauche, l’extrême droite, l’extrême gauche, la Sécu, la retraite, résister,
    s’indigner, s’adapter, etc…

    C’est une pièce sur trois jeunes d’hier, qui sont morts pour des idées, et qui se veut essentielle pour les jeunes d’aujourd’hui : comment être citoyen sans connaître les débats politiques qui nous ont construits ? Et dans ce drame et ce fond c’est une pièce souvent drôle et très féministe.

    Note de l’auteur

    Du drame historique au drame théâtral Le 27 mai 1943, au 48 rue du Four à Paris, se déroule un évènement historique comme la France n’en a guère connu. Le pays est occupé comme il ne l’a jamais été et pourtant, 16 organisations politiques, syndicales et de mouvements de Résistance, qui n’ont jamais réussi à s’entendre depuis le début de la guerre, se rassemblent dans un appartement clandestin. C’est la première réunion plénière du Conseil de la Résistance, futur CNR, sous la direction de Jean Moulin, sommé par De Gaulle de réunir ces multiples courants et partis.
    Événement historique, cette réunion n’en est pas moins un drame. Car Moulin n’était pas d’accord avec l’idée de cette réunion. Outre la diversité irréductible des idées politiques en France, son activisme de coordonnateur de la Résistance, depuis deux ans, l’a convaincu que jamais ce rassemblement hétéroclite ne s’entendrait. Dans l’intimité des confidences de son secrétaire Daniel Cordier on sait qu’il en était même exaspéré.

    Et pourquoi vouloir associer les partis politiques discrédités depuis la défaite puisque reconnus responsables de la débâcle ? Et pourquoi y associer la droite, reconnue de collaboration ? C’est quoi alors discuter et débattre, forcer des gens à se rencontrer,
    et encore plus devoir s’entendre quand on est en guerre et qu’on n’est pas d’accord ?

    En tout respect des faits, avec une femme qui s’impose, des rires, des pleurs, on pourrait dire que c’est une pure dramaturgie qui s’écrit dans ce jour de l’histoire. Régis Vlachos

    Note de mise en scène

    De l’Idée…

    Quand l’Histoire s’écrit dans un appartement parisien, elle s’écrit également en
    coulisse. Et ce sont ces coulisses qui dévoilent bien souvent tous les non dits, tous
    les espoirs, tous les compromis que recouvre une journée très particulière : celle qui
    vit naître le Programme du Conseil National de la résistance. Si la première partie de ce programme qui consistait à trouver les modalités d’en finir avec l’envahisseur fût certainement rédigée assez aisément, la deuxième partie qui concerne la reconstruction de la France d’après guerre n’a, elle, pas dû émerger si facilement.

    Surtout lorsqu’on sait que des courants de la résistance, férocement opposés politiquement, étaient assis ensemble autour de la table. Belle démonstration de fraternité, diront certains, ou alliance objective ? Et après tout quel est-il ce programme ?

    Cette pièce permet d’en dévoiler les grandes lignes et d’en saisir les tensions qui
    purent naître entre les différentes mouvances de la Résistance française. Imaginer ces personnages (sortis de la fiction mais portant l’Histoire) autour des grandes figures qui composaient cette fameuse réunion, c’est permettre enfin aux différents courants d’être entendus. C’est surtout rendre un bel hommage à ceux qui furent un peu plus dans l’ombre, que les autres, et qui ont également fait la Résistance.

    … À la réalisation

    Le travail de scénographie se propose de recréer l’univers de l’époque. En effet
    cette réunion se déroule en pleine occupation avec une armée allemande omniprésente et ses séides français bien nerveux (vu les évènements d’alors). Ceux
    qui se réunissaient prenaient de vrais risques. Nous sommes dans la clandestinité.

    L’ombre joue avec la lumière, sur scène également. Nous sommes dans l’antichambre de la réunion. Le décor : Une pièce vide et pour cause, l’essentiel se
    trouve derrière une porte (fond cour). Deux sièges, un poste de radio de l’époque et
    de grands rideaux pour se cacher de l’extérieur.

    Derrière la porte, en coulisse : la réunion, symbolisée par cette porte qui nous sépare d’elle et par la lumière. En effet, lorsque les personnages y pénètrent, la
    lumière semble alors envahir la scène comme si le soleil éclairait cette réunion. Le son également devient décor. L’ambiance sonore réaliste, quasi cinématographique, permet de restituer l’atmosphère pesante de l’époque (passages de véhicules militaires, pas cadencés Allemand, etc.). Le vieux poste de radio sur scène nous permet de restituer ou d’avoir un complément de son, comme à l’époque ou la radio représentait l’espoir (Radio Londres, les messages codés de la résistance). Dans le même poste, les radios de propagande délivreront parfois leurs messages grotesques et haineux.

    Durant le spectacle, on entend parfois les rumeurs lointaines de la réunion qui se
    font plus présentes lorsque l’un des personnages ouvre la porte et pénètre dans
    la pièce.

    Toute la mise en scène s’axe autour du jeu d’acteur. Pas de parasitage. Un travail de précision dans les intentions et le dessin des personnages. C’est à ce prix que l’aspect véridique des évènements que l’on relate peut-être porté par ces  personnages de fiction. Toutefois la posture de résistance reste universelle, c’est pourquoi les costumes seront d’époque mais stylisés afin de créer une certaine modernité. Cela permettra d’aider le spectateur à faire l’analogie entre l’acte de résistance d’hier et celui d’aujourd’hui. François Bourcier

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