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Perceptions de Alioune Diagne, créateur du mouvement du figuro-abstro

21 octobre 2019
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Du 29 octobre au 29 novembre 2019, Alioune Diagne, artiste sénégalo-français, créateur du mouvement du figuro-abstro, présente Perceptions, sa première exposition parisienne au 80 bis rue de Turenne (Paris 3e), avec le soutien de We Art Partners.

À travers ses œuvres, il montre l’Histoire, la réalité des comportements, l’innocence des enfants, ce qu’ils apprennent et ce qu’ils vivent. La dimension libre de sa pratique lui permet de créer des œuvres profondément personnelles, parfois même autobiographiques.

Alioune Diagne, Urban dancers, 2018

Artiste à la fois sensible et perfectionniste, Alioune Diagne alterne entre œuvres très émotionnelles et œuvres de recherche picturale et plastique. On retrouve toujours une part importante de lui dans ses tableaux. Son histoire, et celle de l’Afrique, est ce qui l’aide à retranscrire ses émotions sur le tableau, elle lui sert de base de représentation.

C’est à son parcours, aux gens qui ont peuplé et peuplent sa vie qu’il se rattache pour transmettre ses émotions et ses messages. Il considère les signes dont il couvre ses toiles comme un langage universel. Ainsi, grâce à son art, Alioune Diagne se raconte, raconte son pays, raconte ce qu’il voit, ce qu’il ressent et permet à celui qui regarde de se le raconter à son tour, selon ses propres PERCEPTIONS.

À PROPOS DE ALIOUNE DIAGNE

Alioune Diagne est né à Fatick, au Sénégal, en 1985. Ce village est celui de sa mère, il y vivra une partie de son enfance. Ses parents divorcent alors qu’il est très jeune, fait plutôt inhabituel dans la société sénégalaise. Son père retournera vivre dans son village natal, Kaffrine. Cette situation de fils unique pour chacun de ses parents le poussera à se responsabiliser très vite.

Alioune Diagne

Aux alentours de ses 13 ans, il décide de partir retrouver son père dont il n’a eu aucune nouvelle depuis son divorce avec sa mère. Son père le reconnaît instantanément et l’accueille avec une joie et une affection sincères. Ses grands-parents également et une complicité se crée immédiatement entre Alioune Diagne et eux, notamment avec son grand-père. Il vit avec son père jusqu’à son décès, en 2004. Alioune Diagne n’a alors que 19 ans. Il reste ensuite deux ans auprès de ses grands-parents avant de rejoindre sa mère à Dakar. Cette dernière n’accepte pas qu’il puisse faire de l’art son métier. Depuis tout petit, Alioune a toujours dessiné. Sans qu’il ait souvenir d’un élément déclencheur, le dessin a toujours été la seule activité dans laquelle il se sentait confiant. Pour lui c’est une évidence, il ne peut être que peintre.

Il finit par faire céder sa mère et passe seul le concours d’entrée aux Beaux Arts de Dakar. Il est reçu en 2008, à 23 ans. Une opportunité se présente à lui de venir s’installer en France, ce qu’il fera en 2010.

Il s’installe à Vienne, en Isère. Très rapidement, il s’investit dans la vie de la ville qui l’a accueilli. La Mairie lui fournit un atelier dans lequel il passe énormément de temps. C’est là qu’il créera ses premières œuvres figuro-abstro. Le système de l’atelier ne lui convient pas, il est frustré de devoir quitter ses œuvres et de devoir suivre des horaires de travail. Depuis deux ans, il vit entre Dakar et Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon. Il a pu installer son atelier chez lui à Villeurbanne et ne quitte ainsi jamais ses œuvres en cours.

[Source : communiqué de presse]

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