Portrait(s), Rendez-vous photographique de la Ville de Vichy, revient en 2025 du 20 juin au 28 septembre !
La 13e édition de Portrait(s), Rendez-vous photographique de Vichy, présente, du 20 juin au 28 septembre 2025, une exposition monographique d’Isabel Muñoz, “La Main gauche de la nuit”, une exposition thématique sur le carreau vichy ainsi que trois projets de transmission et trois invitations en résidence.
Exposition La Main gauche de la nuit d’Isabel Muñoz
L’exposition La Main gauche de la nuit constitue la plus vaste rétrospective jamais consacrée à l’œuvre d’Isabel Muñoz en France. Plus de quatre-vingt œuvres y sont présentées, retraçant l’ensemble de sa carrière : des premières photographies réalisées en Espagne dans les années 1980 jusqu’aux expérimentations récentes autour des cyborgs. À travers de nombreuses séries, l’exposition explore la relation singulière que l’artiste entretient avec ses sujets, entre empathie, puissance et sensibilité. En empruntant le titre du roman de science-fiction La Main gauche de la nuit, écrit par Ursula K. Le Guin en 1969, l’exposition établit un lien avec l’univers d’une œuvre prophétique et visionnaire. À travers ses photographies, la photographe interroge l’identité de genre, le désir et la douleur, la solitude des corps.
François Cheval, co-commissaire invité
Exposition soutenue par Cinq Étoiles Productions

Sans titre. Série Japon, 2017 © Isabel Muñoz
Le carreau vichy, une exposition thématique
La jupe bouffante de Brigitte Bardot, la veste à manches montées de Lauren Bacall, la chemise casual de Frank Sinatra, le bikini de Sheila, le pantalon rose de Lady Di, le tablier de cuisine de nos grand-mères, nous avons tous en tête un petit morceau de tissu à carreaux vichy, emblème des années d’insouciance. En France, la mode avait été lancée par l’impératrice Eugénie, qui venait en villégiature à Vichy où, non loin, une filature produisait ces cotons à carreaux tissés appelés à devenir célèbres. À travers une riche iconographie, de la moitié du XIXe siècle à aujourd’hui, puisée dans les images de presse, de mode ou de cinéma, le carreau vichy fait son revival cet été sur l’esplanade du lac l’Allier.

Judy Garland, actrice américaine, dans le film de Busby Berkeley, For me and my Gal, 1942 © Everett Collection / Aurimages
La voix du regard, carte blanche à Brigitte Patient
Brigitte Patient parcourt chaque année la décennie d’expositions de Portrait(s). Elle y choisit un artiste, une image et nous emmène dans un voyage visuel et sonore, décrivant ce qu’elle perçoit, ce qu’elle imagine, ce qu’elle sait du photographe et de sa place dans l’histoire de la photographie. Le spectateur, guidé par sa voix, suit son regard dans une image mouvante qui petit à petit se révèle… C’est ainsi que vous découvrirez cette année une photographie de Lee Shulman et Omar Victor Diop, issue de la série Being there par The Anonymous Project. La parole singulière de Brigitte Patient s’expose en dialogue avec une photographie, suscitant curiosité et désir de voir.
Lee Shulman est le fondateur de The Anonymous Project.
Omar Victor Diop est représenté par la galerie Magnin-A, Paris.

Sans titre. Série Being there, 2023 © Omar Victor Diop & The Anonymous Project
Des mots pour voir, Valérie Jouve – Avec le soutien de Neuflize OBC
La Fondation d’entreprise Neuflize OBC présente Des mots pour voir, une exposition pour mettre en valeur les œuvres de la Collection photographique et vidéographique de Neuflize OBC. Portrait(s) et la Fondation poursuivent le projet innovant mis en œuvre en 2018 : porter à la connaissance du grand public les trésors de cette collection d’entreprise. Un dispositif d’analyse et d’échange autour des œuvres est proposé via une médiation afin de favoriser une conversation ouverte et continue entre le public, les scolaires, les experts et les artistes. Cette année, deux œuvres de l’artiste Valérie Jouve, issues de la Collection d’entreprise Neuflize OBC, sont présentées pendant la durée du festival. Les commentaires du public recueillis par la médiatrice en amont de l’exposition sont diffusés dans la salle d’exposition.

Sans titre (Les personnages, avec Ilham Riffi), 2000 © Valérie Jouve – Collection d’entreprise Neuflize OBC
Portrait(s) s’invite à l’école, la photographie en milieu scolaire
Portrait(s) poursuit ses actions en direction du public scolaire, cette année avec une classe de terminale du lycée général et technologique Albert Londres. Ce nouvel atelier photographique est axé autour de la thématique des relations humaines au sein de cet établissement scolaire.
Animé par Jérôme Schirtzinger, du service des Expositions, et Christophe Darbelet, médiateur et photographe, l’atelier avait pour objectif de demander à chaque étudiant de réaliser des portraits mettant en lumière les différentes facettes des relations humaines comme l’amitié, la solidarité, le respect, mais aussi les tensions et les conflits qui peuvent émerger.
Cet atelier est rendu possible par les actions conjointes de Frédéric Barbecot, professeur d’arts plastiques du Campus Albert Londres et de la Région Auvergne – Rhône – Alpes.
Portrait(s) soutient la création avec trois commandes en résidence :
Meyer, Le Rêve des femmes volantes
Le temps d’un envol dans les ciels et paysages de Vichy, la poésie s’invite avec légèreté dans une nouvelle série d’images née au fil d’une résidence artistique. Une trentaine de Vichyssoises, aux parcours variés et multiples, ont confié un rêve et se sont prêtées au jeu de la représentation : s’imaginer volant au-dessus des rues, des places, des toits de leur ville. Suspendues entre ciel et terre, elles offrent, le temps d’un envol, une vision décalée, tendre et rêveuse de leur quotidien.

Gwendoline. Vichy, 2025 © Meyer / Tendance Floue
Namsa Leuba, Un Monde en partage
Le CAVILAM – Alliance Française inaugure, en 2025, un nouveau rendez-vous artistique avec la création de sa première résidence photographique francophone. L’institution a invité la photographe helvético-guinéenne Namsa Leuba, connue pour son travail mêlant esthétique contemporaine et exploration des identités culturelles. Plongée dans le quotidien de la communauté internationale de l’institution, Namsa Leuba propose une série de portraits pops et acidulés, célébrant traditions et richesse culturelle. À travers cette exposition, le public est invité à découvrir un kaléidoscope d’identités, de récits et de regards, unis par même fil conducteur : la langue française comme espace de dialogue et de création.

Florence, CAVILAM – Alliance Française, Vichy, 2025 © Namsa Leuba
Patrick Tournebœuf, Les grandes villes d’eau d’Europe au patrimoine mondial de l’Unesco
Patrick Tournebœuf livre un nouveau corpus photographique dans le cadre de la commande initiée par la ville de Vichy et Vichy Culture sur les splendeurs architecturales des grandes villes d’eau d’Europe, inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.
Cette année, il a photographié les beautés patrimoniales de Karlovy Vary en Tchéquie. À l’instar de Vichy, cette station s’est développée à partir du milieu du XVIIIe siècle, période où la mode des cures a donné lieu à la naissance de bâtiments thermaux luxueux mais aussi d’architectures de loisir comme des théâtres ou des casinos.

Restaurant Diana Funicular. Karlovy Vary, République tchèque, 2025 © Patrick Tourneboeuf / Tendance Floue
SNCF Gares & Connexions
Partenaire de Portrait(s) Vichy pour la 9e édition consécutive, SNCF Gares & Connexions renouvelle son soutien à cette manifestation culturelle incontournable du territoire.
Une nouvelle fois, la gare de Vichy va ainsi se transformer en extension du festival, préambule à l’exposition qui prendra place sur le parvis. La gare de Paris Bercy Bourgogne Pays d’Auvergne, où les trains à destination de Vichy prennent le départ, se fera également cette année l’écho de cette manifestation, invitant le voyageur à venir la découvrir sur place dans son intégralité.
[Source : communiqué de presse]
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