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    Première exposition monographique de Gerard Petrus Fieret au Bal

    17 mai 2016
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    VISUEL FIERET

    Première exposition monographique de Gerard Petrus Fieret au Bal

    Du 26 mai au 28 août 2016

    Tarifs : de 4€ à 6€

    Le Bal 
    6, Impasse de la Défense
    75018 Paris
    M° Place de Clichy

    www.le-bal.fr

    VISUEL FIERET copieDu 26 mai au 28 août 2016

     

    En consacrant, une exposition monographique au poète et photographe néerlandais, Gerard Petrus Fieret (1924-2009), LE BAL présente une des œuvres les plus étranges et subversives produites dans les années 1960 en Europe. De 1965 – date à laquelle il se procure son premier appareil, un Praktiflex – à la fin des années 1970, ce photographe autodidacte se livre à une pratique obsessionnelle de la prise de vue. Pour la première fois, seront rassemblés 200 tirages d’époque issus des expérimentations de cette figure marginale et transgressive de la scène néerlandaise.

     

    Il photographie tout : des femmes, des jambes, des enfants, des vitrines, des scènes de rue, lui-même, et d’autres femmes, des modèles, des étudiantes, des mères de famille, des danseuses, des anonymes, et puis des fragments de corps, des seins, des fesses, des jambes, des nuques… Ses photographies, tels des miroirs sans tain, lui permettent d’atteindre un paradoxe : en se cachant derrière le viseur, il se révèle et affirme sa présence au monde.

    Toujours en noir et blanc. En noirs surtout, parfois troubles, épais et toujours lumineux, magnifiés par des tirages aux dimensions inhabituelles pour l’époque, notamment le format 60 x 80 cm qui lui est cher. Transgressif, hors norme et hors du temps, Fieret malmène l’image et distord le réel à la recherche de « quelque chose de surnaturel, un sentiment d’éternel ». L’exposition au BAL présentera 200 tirages d’époque, sauvés de conditions extrêmes de production et d’une vie nomade d’ateliers en abris : obtenus à partir de produits chimiques et de papiers périmés, parfois séchés et brûlés à la bougie, exposés délibérément aux accidents de la vie quotidienne – poussière, traces de pas, griffures, déjections de souris ou pigeons –, pour la plupart signés et tamponnés compulsivement par leur auteur, ils portent les marques d’une agression permanente tout en étant les ultimes témoins d’une fulgurance disparue.

     

    [source du texte et crédit visuel : communiqué de presse]

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