Brune / Blonde à la Cinémathèque française
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Le cinéma et ses cinéastes engagés dans la recherche d’une forme où le corps s’expose. Le cinéma et la représentation de la chevelure, car celle-ci est inextricablement liée à la sphère du désir, le lieu du vertige amoureux. Avec pour emblème le chignon en spirale de Kim Novak dans Vertigo (Alfred Hitchcock), revisité trente ans après par David Lynch dans Lost Highway.
Suivant des axes aussi bien esthétiques que thématiques, l’exposition se divise en cinq parties intitulées : « Le Mythe » ; « Histoire & Géographie de la chevelure » ; « Les Gestes de la chevelure » ; « La Chevelure au cœur de la fiction » (rivales, métamorphose, travestissement, relique) et « Vers l’abstraction » (cheveu-matière).
A chaque instant de son parcours, l’exposition mettra en regard le cinéma classique et le cinéma de la marge, le cinéma d’Occident et le cinéma d’Orient, le cinéma d’hier (Buñuel, Hawks, Antonioni, Fuller, Bergman…) et le cinéma d’aujourd’hui (Wong Kar-waï, Kiarostami, Godard…). Des rapprochements stimulants, des collusions même, qui n’empêchent pas l’exposition de se soucier aussi de la chronologie et de permettre au visiteur d’acquérir des repères historiques. Quand il s’agit par exemple de montrer l’évolution, dans le cinéma hollywoodien, de la blonde, reléguée jusqu’aux années 30 aux rôles d’épouse fidèle, avant de devenir durant la décennie suivante la vamp tentatrice.
Dans cette profusion organisée d’images en mouvement, l’exposition prendra également le parti de mettre en valeur de nombreuses d’archives télévisuelles rares évoquant, au sein de diverses aires culturelles (USA, Russie soviétique, Allemagne, Egypte, Afrique francophone, Japon…), l’influence de l’imaginaire cinématographique sur la société. Les cinéastes, grands pourvoyeurs d’icônes, façonnent les actrices, et inventent des styles qui guidèrent la mode de générations entières. Les cheveux courts dans les années 20 (Louise Brooks), les chevelures platinées dans les années 30 (Jean Harlow), les teintures rousses flamboyantes dans les années 40 (Rita Hayworth), les coiffures lâchées à la Brigitte Bardot dans les années 50, les coupes androgynes à la Jean Seberg dans les années 60, la blondeur souveraine de Catherine Deneuve ou les provocations capillaires façon Madone latine de Penélope Cruz, choisie pour illustrer l’affiche de cette exposition.
A lire sur Artistik Rezo :
– la critique de l’exposition
Brune / Blonde
Du 6 octobre 2010 au 16 janvier 2011
Du lundi au samedi de 12h à 19h
Nocturne le jeudi jusqu’à 22h
Dimanche de 10h à 20h
Fermeture le mardi
Plein tarif : 8 € / Tarif réduit : 6,50 € / Moins de 18 ans : 4 €
Forfait Atout Prix ou Carte CinÉtudiant : 5,5 € – Libre Pass : Accès libre
Forfait expo + film ou expo + Musée : 10 €
La Cinémathèque française
51 rue de Bercy – 75012 Paris
M° Bercy (lignes 6 et 14)
[Visuel : Penelope Cruz ; Étreintes brisées, Pedro Almodovar, 2009 © photo Emilio Pereda et Paola Ardizzoni / El Deseo ; conception graphique Lot49 / Cinémathèque française]
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