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Le lancement des cabines de street art à Molitor

Le street art ouvre ses portes à Molitor

Après un travail monstre de plusieurs années, l’intervention de plus de 75 artistes dans les 78 cabines du bassin d’hiver du prestigieux hôtel Molitor à Paris, le nouveau rendez-vous des amateurs de street art a ouvert ses portes au public.

Impulsé par la directrice artistique Sylvia Randazzo, ce projet d’ampleur vient d’être lancé pour notre plus grand plaisir et l’ébahissement de nos sensibilités artistiques.
Tim Marsh, Romain Froquet, Mondé, Rezo, M.Chat, Pest, Beerens, la liste des contributeurs aux cabines d’art est longue et il serait plus facile de citer les absents.
Tous ont répondu à l’appel du Molitor pour refaire de ce lieu la mecque des graffeurs, à l’instar de sa période années 90.
Fermé en 1989 et classé monument historique, le bâtiment fut investi par de multiples artistes de l’underground parisien. C’est dire la valeur de l’entreprise imaginée par Sylvia Randazzo et Yael Haim, pour concilier la notoriété d’établissement de luxe de Molitor, et son passif artistique qu’il aurait été terrible d’oublier.

Nouvelle époque, nouveau Molitor

Le nouveau regard sur le street art est un regard de respect et d’admiration, quand celui-ci était trop régulièrement rabaissé à un sous-genre sans réelle valeur. Désormais, les noms du genre sont légion et les galeristes l’ont bien compris. Le public est donc inviter à visiter l’intégralité des cabines du bassin d’hiver. Dans un format d’environ 1h30, par petits groupes (pour un meilleur confort de déambulation), la visite circule sous l’impressionnante verrière du bassin, à deux pas de Roland Garros.

Le hall d’entrée de l’hôtel lance les hostilités esthétiques avec une magnifique Rolls Royce taguée par l’américain JonOne, représentant du nouveau statut de cet art qui s’expose, se vend, et touche, d’une classe sociale à l’autre. Depuis sa réouverture en 2014 et l’exposition Under the wave, la piscine a fixé la trajectoire de ses ambitions artistiques, et capte à coup sûr l’attention du public.

Fréderic Ménard

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