0 Shares 16975 Views

    Louve du diable : “Les tatouages peuvent nous aider à embellir nos complexes”

    30 juin 2020
    16975 Vues

    © Louve du diable

    Louve du diable, jeune et talentueuse tatoueuse, nous fait découvrir son univers à travers ses inspirations mélangeant le moderne et l’antique et sa passion pour la beauté du corps humain.

    Peux-tu te présenter en quelques mots ?

    Je m’appelle Fidès, j’ai 22 ans. Je suis née sous le signe du Lion, ce qui explique mon caractère enflammé. J’ai fait une licence dans une école de mode, qui est ma première passion avant le tatouage. Je suis passionnée par l’Égypte antique, la mythologie, la poésie et le jazz. 

    Depuis quand fais-tu des tatouages et comment t’est venue l’envie ?

    J’ai côtoyé cet univers très tôt. La première fois que j’ai touché un dermographe j’avais 14 ans, c’est également à cet âge que j’ai fait mes premiers tatouages. Puis un jour, un ex m’a offert une machine à tatouer pour rigoler. J’ai commencé par tatouer quelques potes et il y a eu un tel engouement quand je les ai postés sur les réseaux que j’ai commencé à faire des petits tatouages par-ci par-là. Puis de fil en aiguille, je suis devenue tatoueuse.

    © Louve du diable

    Avant de faire du tatouage, tu avais une marque de vêtements “Ashamed couture” en collaboration avec @vagabnde. Pourquoi avoir changé de voie ?

    À cette époque Onaë vivait sur Paris, puis elle est rentrée vivre à Lyon. C’est à ce moment-là que j’ai également eu énormément de demandes pour mes tatouages, donc on a arrêté la collaboration, ça s’est fait naturellement. Mais je n’ai pas changé de voie, je dessine mes tatouages sur-mesure au même titre que mes vêtements. On compte bien reprendre “Ashamed” quand on aura toutes les deux un peu plus d’argent à y investir. 

    Peux-tu nous décrire l’esthétique de tes tatouages ? As-tu des inspirations ?

    Esthétiquement, c’est des formes organiques et voluptueuses avec une touche de géométrie, et surtout beaucoup d’amour. Je m’inspire de tout ce qui m’entoure, mais essentiellement ce qui touche à la mythologie gréco-romaine et l’Égypte antique.

    © Louve du diable

    Pour toi, que représente le tatouage en général ?

    Chacun lui donne la représentation qui lui semble être nécessaire. Ça peut être esthétique, on peut vouloir raconter une histoire ou raconter notre histoire. On peut vouloir couvrir des cicatrices, rendre jolie une zone de notre corps que l’on n’apprécie pas. Les tatouages peuvent nous aider à embellir nos complexes et effacer nos maux.

    Tu prônes le body positive, est-ce que tu penses qu’avec tes tatouages, tu aides des personnes à mieux s’accepter dans leurs corps ?

    Complètement ! Dans mon monde, la pudeur n’existe pas. Je sais que beaucoup de filles viennent me voir car elles savent que je saurai les décomplexer, par le tatouage ou simplement par le fait de discuter toutes les deux. D’une certaine manière, j’arrive toujours à mettre les gens à l’aise, c’est comme une mini-thérapie. 

    Retrouvez Louve du diable sur son compte Instagram.

    Propos recueillis par Adélaïde Lachenko

    En ce moment

    Articles liés

    Ce week-end à Paris… du 3 au 5 juillet
    Art
    99 vues

    Ce week-end à Paris… du 3 au 5 juillet

    Art, spectacle vivant, cinéma, musique, ce week-end sera placé sous le signe de la culture ! Pour vous accompagner au mieux, l’équipe Artistik Rezo a sélectionné des événements à ne pas manquer ces prochains jours… !  Dernière sélection “Week-end”...

    “Double” : Xie Lei expose au musée Denys-Puech de Rodez
    Art
    67 vues

    “Double” : Xie Lei expose au musée Denys-Puech de Rodez

    Lauréat du Prix Marcel Duchamp en 2025, Xie Lei présente “Double” au musée Denys-Puech de Rodez. On y retrouve ces silhouettes évanescentes et ces évaporations radieuses qui se glissent entre les colonnes pour mieux se retrouver en face-à-face. La...

    “Gorgonà” : une dystopie de la réalisatrice grecque Evi Kalogiropoulou, en salle le 22 juilllet
    Agenda
    78 vues

    “Gorgonà” : une dystopie de la réalisatrice grecque Evi Kalogiropoulou, en salle le 22 juilllet

    Au cœur d’une petite cité-État chaotique dominée par une gigantesque raffinerie pétrolière, les hommes, tous armés, détiennent le pouvoir. Leur chef Nikos, gravement malade, doit organiser sa succession. Des tensions s’installent lorsqu’il inclut sa protégée, Maria, parmi les prétendants au trône. Le destin...