MIME : “Les anciennes civilisations ont encore beaucoup à nous apprendre”
Rencontre avec MIME, un artiste tourné vers l’esthétique de la Rome Antique et de l’Égypte ancienne. Il nous parle ici de son univers et de sa passion pour le collage et le jeu des matières.
Comment t’es-tu lancé dans le domaine artistique ?
À la suite d’une reprise d’études en MBA dans le domaine du marché de l’art, j’ai lancé une page Instagram “curator” il y a 5 ans, sur laquelle je publie des œuvres d’artistes qui m’animent. J’essaie de suivre et faire connaître au maximum les artistes que je choisis, tout en essayant d’avoir un feed global esthétique, un peu comme une galerie d’art 2.0. De découverte en découverte, j’ai commencé à publier des collages de certains artistes que j’adore (Isabel Reitemeyer, Miriam Tölke, Ismene, Jesse Draxler…), qui m’ont beaucoup touché et inspiré. J’avais toujours ressenti le besoin de m’exprimer artistiquement, mais je ne savais pas comment procéder. J’ai trouvé le collage accessible pour moi, ne sachant ni dessiner ni peindre, et c’est alors que je me suis lancé dans la discipline en 2017. Vraiment aucun regret depuis !
Comment as-tu défini ton style pictural ?
L’esthétique de la Rome Antique et de l’Égypte ancienne m’a toujours touché, bouleversé. Les anciennes civilisations ont encore beaucoup à nous apprendre. J’ai donc commencé à chiner dans des bibliothèques et librairies de seconde main, des livres illustrés très anciens sur ces civilisations. Pour le bleu de ma signature, il s’agit juste d’un coup de cœur au moment de mes achats de fournitures, pour une bombe bleu cobalt. La couleur m’a hypnotisé et je n’ai plus voulu m’en défaire. Il n’est cependant pas impossible qu’un jour je puisse changer de couleur en guise de signature, comme les différentes phases et courants qu’un artiste peut traverser lors de sa période productive.
Pourrais-tu nous parler de l’une de tes réalisations préférées ? Des émotions ressenties face à tes œuvres ?
Je n’ai pas d’œuvre préférée actuellement, chacune signe une expérience de ma vie particulière. Si je dois en choisir une absolument, je dirais Nature morte 020, car je n’ai pas l’habitude de réaliser des collages façon “nature morte”, et j’aime beaucoup l’univers ressenti par les illustrations dans celui-ci.

À quoi ressemble ton lieu de travail ?
Actuellement, mon appartement à Tours me sert d’atelier, j’ai un assez grand espace aménagé pour ma pratique avec deux grands bureaux (un pour la réalisation et l’autre pour le suivi de mes projets en cours ou pour la production musicale).
Quels éléments de la vie quotidienne t’inspirent?
Les différents matériaux que l’on peut observer dans la vie de tous les jours m’inspirent énormément. J’aime proposer une autre forme de collage qu’avec du papier. J’utilise parfois des morceaux d’ardoise, du béton, des circuits électroniques, de la broderie, des petites charnières en métal, je n’ai aucune limite sur le type de matériau à choisir pour mes œuvres, tant que l’esthétique et l’équilibre des formes et couleurs s’intègrent à la globalité du collage et les sentiments que je veux exprimer. Tous ces éléments sont des parties piochées dans ma vie quotidienne.
La crise sanitaire a-t-elle eu un impact sur ton art ?
Avec ce virus, je suis passé à côté de quelques expositions que je devais faire à Paris. J’ai ressenti une nette baisse d’activité, de visibilité. En soit, j’ai toujours tout misé sur la communication via les réseaux sociaux, en plus d’une visibilité physique par les expositions. Aujourd’hui, je me concentre à 100 % sur ces moyens de communications et surtout je me penche davantage sur mes différents projets et productions personnels.
Plus d’informations sur le compte Instagram de Maxime.
Propos recueillis par Thaïs Franck
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