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    Rencontres d’Arles 2010

    11 mai 2010
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    Promenade pour célébrer le bicentenaire de l’Argentine

     

    Le grand artiste plasticien León Ferrariest invité d’honneur des Rencontres d’Arles. La Biennale de Venise lui a décerné le Lion d’Or de l’artiste étranger en 2007 et après une exposition au Musée d’Art Moderne de New York et au Reina Sofia de Madrid, son oeuvre est présentée pour la première fois en France aux Rencontres. Ses détournements de photographies ou de cartes postales sont le prétexte pour cette rétrospective. Réalisée dans la Chapelle sainte Anne, l’exposition regroupe installations, dessins, sculptures qui expriment son anti-cléricalisme, et sa défiance vis-à-vis des dictatures.

     

    Entre la difficile et douloureuse traduction de l’histoire récente et la recherche d’une identité « latino », la photographie argentine contemporaine est représentée par cinq autres artistes au pavillon des Forges du Parc des Ateliers : Leandro Berra, Marcos Adandia, Gabriel Valansi, Marcos Lopez et Sebastiano Mauri, et dans d’autres promenades : Oscar Bony(tir photographique), David Lamelas (Punk Rock) ou Augusto Ferrari(Argentique).

    Promenade Rock

     

    La relation entre le rock et la photographie sera évoquée à travers :

    Mick Jagger, l’artiste le plus photographié qui a accepté que les Rencontres créent la première exposition retraçant sa carrière à travers l’oeil des plus grands portraitistes à l’église des Trinitaires.
    I’m a cliché, échos de l’esthétique punk, l’influence de la musique punk rock sur la création photo et vidéo des années 60 à aujourd’hui à travers les oeuvres d’une vingtaine d’artistes.
    Au théâtre antique, une rétrospective des 40 ans de portraits du spécialiste français de la pop et du rock Claude Gassian.

     

    Promenade Argentique

     

    La montée en puissance du numérique a entrainé la disparition de certains films et procédés. Les Rencontres d’Arles 2010 ont décidé de donner un coup de projecteur sur les conséquences esthétiques de ces changements technologiques. L’Autrichien Ernst Haas, injustement méconnu, premier photographe à tirer son talent des possibilités du film Kodachrome sera présenté avec une sélection de son travail.

     

    L’exposition SHOOT ! dévoile les dernières chambres noires à travers le monde, photographiées avec poésie par le québécois Michel Campeau. Au Palais de l’Archevêché, le directeur du Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône a carte blanche pour montrer par des créations inédites des outils multimédias expliquant des pratiques photographiques du passé.

    À l’espace Van Gogh sont regroupés : une sélection de la collection Polaroid, seule collection qui accompagne toute l’histoire d’une pratique, Edwin H. Land en ayant eu l’initiative dès la commercialisation de son procédé en 1947.

     

    Le photo montage à des fins politiques en Chine des années 1950 à 1970, 130 trucages photographiques et leurs documents originaux trouvés pendant cinq ans de recherche puis décryptés par l’artiste chinois Zhang Dali.

     

    Dans la salle des Tapisseries du cloître Saint-Trophime sont présentés les touchants clichés de l’argentin Augusto Ferrari, photographies préparatoires à la réalisation de fresques peintes dans l’église San Miguel à Buenos Aires.


    Promenade des passages de témoins

     

    Le cinéaste Marin Karmitz présente pour la première fois son exceptionnelle collection de photographies directes, de vidéos et d’installations utilisant la photographie dans l’église des Frères Prêcheurs. Faisant le pont entre différentes époques et pratiques, sa démarche a la particularité d’accompagner notamment une douzaine d’artistes sur le long terme, plutôt que de balayer une période ou un genre.

     

    Cette collection emblématique de l’évolution des pratiques préside à cette promenade qui présente nombre de jeunes artistes émergents et interroge différentes directions possibles pour la photographie.

     

    France 14, projet de production né à Arles, à l’initiative des 14 photographes invités du programme de Raymond Depardon en 2006. Ils présentent à l’Abbaye de Montmajour leur propre regard sur la France, en écho à l’exposition que la Bibliothèque Nationale de France présentera à l’automne de la mission de cinq ans réalisée par Raymond Depardon.

     

    Toutes les informations sur les rencontres d’Arles 2010.

     

     

    Rencontres d’Arles 2010


    Quinzaine d’ouverture : du 3 au 13 juillet

    Expositions : du 3 juillet au 19 septembre (certains lieux du centre-ville ferment le 31 août)

    Heures d’ouverture : 10h – 19h
    Soirées : 7, 8, 9 et 11 juillet au Théâtre Antique à 22h15

     

    Arles , comment s’y rendre ?

     

    Par la route
    En venant de Paris : autoroute A7 / A9 / A54 Sortie Arles centre.
    En venant d’Italie : autoroute A7 puis A54 Sortie Arles centre.
    En venant d’Espagne : autoroute A9 puis A54 Sortie Arles centre.

     

    En train
    Réservation centrale :
    TGV Paris-Arles : 4 heures.
    TGV Paris-Avignon et correspondance pour Arles : 2h40 + 40 min.

     

    En bus
    Liaisons régulières avec Marseille, Nîmes, Avignon.

     

    En avion
    Aéroport de Nîmes à 25 km.
    Aéroport de Marseille-Provence à 65 km.
    Aéroport d’Avignon à 35 km.

     

    www.rencontres-arles.com

     

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