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Top 5 des expositions à voir !

Sarah Meneghello 13 octobre 2019
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Takayuki-Todo-Seer-104 © Yasushi Cato

« Seer », de Akayuki Todo, dans la cadre de la Biennale Nemo © Yasushi Cato

Cette année encore, la création est mise à l’honneur à travers une abondante proposition d’expositions. En voici une sélection drastique : celles à n’absolument pas rater !

Nemo : richesse de la programmation

La Biennale internationale des arts numériques Nemo se déroule jusqu’au 9 février 2020, dans plus de 40 lieux. Après la Gaîté Lyrique, c’est Le CENTQUATRE-PARIS qui s’en est vu confier la conception et la mise en œuvre par la Région Île-de-France. Au total : 5 mois d’événements avec 80 événements couvrant tous les champs artistiques (concerts, spectacles / performances, rencontres / conférences), irriguant un vaste territoire (découvrir le programme complet ici). Parmi ce foisonnement, l’exposition Jusqu’ici tout va bien ? est exceptionnelle. La Nuit blanche en a donné un aperçu. Le vernissage le 12 octobre le confirme. Un choc que ce monde technologique déserté par les humains !

Kiki Smith à la Monnaie de Paris

Exceptionnelle du fait de son ampleur, cette monographie inédite réunit près d’une centaine d’œuvres, des années 1980 à nos jours. Deux sculptures accueillent les visiteurs au sein des cours extérieures et l’exposition se déploie sur deux niveaux. Le parcours conduit à travers les thématiques majeures de l’artiste, parmi lesquelles la symbiose avec la nature, le corps humain, les figures féminines. Les œuvres présentées reflètent la grande diversité de la pratique de Kiki Smith, qui explore de nombreux medium : le bronze, le plâtre, le verre, la porcelaine, la tapisserie, le papier, ou encore la cire.

Kiki-Smith-courtesy-pace-gallery © Richard-Max-Tremblay

Kiki Smith courtesy space gallery © Richard Max-Tremblay

Dès le milieu des années 1980, Kiki Smith explore le rôle social, culturel et politique des femmes de façon originale. Par la suite, son travail prend un tournant plus narratif. Dans une perspective féministe, elle s’empare notamment de grandes figures bibliques pour en proposer de nouvelles représentations. Dans son corpus, celles-ci côtoient des héroïnes de contes, ou le personnage ambigu de la sorcière, à la croisée de l’univers fantastique et de la culture populaire. À découvrir !

Kiki Smith, Monnaie de Paris, du 18 octobre au 9 février 2020. Site

Bacon au Centre Pompidou

À la suite des monographies consacrées à Marcel Duchamp, René Magritte, André Derain ou encore Henri Matisse, le Centre Pompidou poursuit la relecture des œuvres majeures du 20siècle et consacre une vaste exposition à Francis Bacon (1909-1992).

Plaçant la littérature au cœur de l’exposition, de grandes voix lisent en français et en anglais des textes d’Eschyle, Nietzsche, Bataille, Leiris, Conrad et Eliot. Ces auteurs, qui ont tous inspiré à Bacon des œuvres et des motifs, partagent un univers poétique, forment comme une famille spirituelle dans laquelle s’est reconnu le peintre. Ils ont en commun la même vision réaliste, amoraliste du monde. Une conception de l’art et de ses formes libérée des a priori de l’idéalisme.

Bacon en toutes lettres, Centre Pompidou, jusqu’au 20 janvier 2020. Site

Hans Hartung au Musée d’Art Moderne

À l’occasion de sa réouverture, après d’ambitieux travaux de rénovation, le Musée d’Art Moderne présente une rétrospective du peintre français d’origine allemande Hans Hartung. Un événement, puisque la dernière date de plus de 50 ans, d’autant plus que l’exposition porte un nouveau regard sur l’ensemble de l’œuvre de cet artiste majeur du XXe siècle (1904-1989) et sur son rôle essentiel dans l’histoire de l’art. En effet, Hans Hartung fut un précurseur de l’une des inventions artistiques les plus marquantes de son temps : l’abstraction. Sa vision d’un art tourné vers l’avenir, vers le progrès humain et technologique, vient nous questionner aujourd’hui encore.

Hans Hartung, Musée d’Art Moderne, jusqu’au 1er mars 2020. Site

Toulouse-Lautrec-Au Moulin-rouge © Art Institute of Chicago, Dist. RMN-Grand Palais

« Au Moulin Rouge », d’Henri de Toulouse-Lautrec, 1892-1895, Chicago, The Art Institute of Chicago © Art Institute of Chicago, Dist. RMN-Grand Palais

Toulouse-Lautrec au Grand Palais

Trop souvent réduit à la « culture de Montmartre », Toulouse-Lautrec a pourtant eu l’ambition de traduire la réalité de la société contemporaine dans tous ses aspects, jusqu’aux moins « convenables ». Il s’inscrit même comme un précurseur de mouvements d’avant-garde du 20siècle : le futurisme. En offrant un large panorama de son travail, cette exposition, qui réunit environ 200 œuvres, dégage ainsi toute sa singularité.

Toulouse-Lautrec, Résolument moderne, Grand Palais, jusqu’au 27 janvier. Site

Sarah Meneghello

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