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    De “Asako I&II” à “Si Beale Street pouvait parler” : 4 films à voir en janvier 2019

    1 janvier 2019
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    Chaque mois, la rédaction d’Artistik Rezo choisit pour vous les 4 films qu’il faut absolument aller découvrir en salles. Une sélection éclectique, composée d’œuvres faisant l’événement et de perles plus méconnues.

     

    1) Asako I&II, de Ryusuke Hamaguchi (2 janvier)
    Après un film maraton nommé Senses, sorti en plusieurs parties au printemps dernier, Ryusuke Hamaguchi revient avec ce film qui, malgré son titre trompeur, se présente sous la forme d’un seul et unique long-métrage de deux heures. Sélectionné en compétition lors du dernier festivalde Cannes, le film japonais raconte l’histoire des deux vies successives d’une femme qui change de vie mais semble reproduire à l’identique la même existence. Mené par une actrice sensationnelle, Asako I&II est un bijou singulier qui vous fera commencer l’année de la façon la plus douce et intriguante qui soit.

    [embedyt]https://www.youtube.com/watch?v=IYiyBspC_cE[/embedyt]

     

    2) L’Heure de la sortie, de Sébastien Marnier (9 janvier)
    Auteur d’un thriller extrêment réussi (Irréprochable, avec Marina Foïs), Sébastien Marnier frappe fort avec ce second long-métrage qui met aux prises une classe de collégiens surdoués et leur nouveau prof de français, appelé à la rescousse suite au suicide de son précédesseur en plein cours. Un drame tendu en milieu éducatif, qui lorgne autant vers les grands cinéastes classiques que vers les plus fines lames du film de genre américain. Une fois encore Laurent Lafitte crève l’écran dans la peau d’un homme inquiet, mal à l’aise, à l’inconfort palpable.

    [embedyt]https://www.youtube.com/watch?v=_idO59WJ2EI[/embedyt]

     

    3) L’Ange, de Luis Ortega (9 janvier)
    Après quelques années de calme plat, le cinéma argentin sortira-t-il de sa torpeur ? S’il suit l’élan de cet impressionnant Ange, il est permis de rêver. Passé par Cannes et la sélection Un Certain Regard, le film de Luis Ortega met en scène un héros parfaitement immoral, dont la grande beauté n’a d’égale que l’infinie cruauté. Le film est un cousin intelligent de Scarface, mâtiné de Bonnie and Clyde, le héros âgé de 17 ans finissant par succomber aux charmes d’un autre lycéen avec qui il fera route commune. Le résultat est franchement puissant.

    [embedyt]https://www.youtube.com/watch?v=Gx4vSKY2JG4[/embedyt]

     

     

    4) Si Beale Street pouvait parler, de Barry Jenkins (30 janvier)
    On se rappelle de la frénésie qui s’empara des Oscars lorsque Moonlight ravit la statuette du meilleur film au nez et à la barbe d’un La La Land annoncé comme gagnant, au sens propre comme au figuré. SOn réalisateur Barry Jenkins revient avec une nouvelle oeuvre romanesque et politique, qui intègre avec finesse la petite histoire dans la grande. On n’est pas près d’oublier cette description de l’amour tragique entre une jeune femme de 19 ans et un sculpteur accusé d’un viol dont il n’est pas coupable. n’est pas Moonlight, mais c’est néanmoins la confirmation de l’énorme talent de son réalisateur.

    [embedyt]https://www.youtube.com/watch?v=Wg14P6jyZbA[/embedyt]

     

    Lucile Bellan

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