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    Luan Charlaix : “Le côté contre-culture m’a toujours attiré”

    Erwan Bochet 14 janvier 2021
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    Luan Charlaix © Erwan Bochet

    Rencontre avec Luan Charlaix un jeune réalisateur passionné qui nous parle ici de son parcours, ses expériences passées et celles à venir. 

    Peux-tu nous parler de ta formation et de ton parcours ?

    Depuis tout petit, j’ai toujours été fasciné par la vidéo et la photographie, en grandissant j’ai transformé cette fascination en passion mais le déclic c’est réellement fait après le lycée où j’ai dû choisir ma voie professionnelle. Ne souhaitant pas faire d’études “classiques”, j’ai préféré me diriger vers quelque chose que j’aimais vraiment même si mes projets professionnels, à ce moment-là, étaient encore très flous. Je suis donc rentré dans l’école de cinéma 3iS en vue d’effectuer un bachelor, qui m’a permis de décrocher l’année dernière un diplôme de réalisateur en audiovisuel qui se nomme le DESTIS. Depuis le début de mes études, j’ai été amené à réaliser de nombreux projets vidéo pour l’école mais également des projets personnels ou en collaboration avec d’autres professionnels.

    Quel a été le ou les projets réellement marquants sur lesquels tu as travaillé ? 

    Je pense que le projet le plus marquant est la réalisation d’un clip pour l’artiste de musique électronique LAZE. Ce clip se base sur un scénario que j’avais écrit il y a plus d’un an et qui me tenait vraiment à cœur, sur lequel j’avais énormément travaillé afin de le peaufiner. Mais ce qui est réellement abouti dans la co-production de ce clip c’est que nos idées ont tout de suite concordé et allaient dans le même sens. J’ai adapté la réalisation de mon clip pour être en harmonie avec sa musique et son style, et LAZE quant à elle, a réalisé une musique qui venait se synchroniser de façon parfaite sur le clip. C’est un travail absolument complémentaire et d’une certaine façon, le clip comme la musique sont indissociables l’un de l’autre. Malheureusement, la post-production du clip a pris du retard dû à la crise sanitaire et devrait sortir d’ici quelques mois. Il y’a également le projet SKINS qui m’a beaucoup marqué car c’était un projet assez long qui a demandé beaucoup de travail à toute l’équipe de réalisation mais dont le rendu final était vraiment réussi car tout le monde s’était donné à fond dans ce projet. Pour finir, sur un projet plus personnel c’est la réalisation d’un clip vidéo en Islande où j’ai filmé de façon vraiment libre, sans contrainte ni directive, juste pour le plaisir et dont je suis assez fier du résultat.

    Quelles ont été tes sources d’inspiration pour créer ce style punk qui te caractérise ?

    Je pense qu’en premier lieu mes goûts musicaux ont eu une forte influence sur mon style. Étant depuis très jeune un grand fan de la musique punk et grunge, j’ai puisé une partie de mon inspiration dans des clips de ces courants musicaux comme ceux de Nirvana par exemple. Le côté contre-culture m’a toujours attiré et l’imagerie qui découle de ces courants assez saccadés, abimés, me parle bien plus que les visuels plus idylliques style “californien”, très à la mode actuellement. De plus, je travaille principalement à l’argentique, qui de la façon dont on s’en sert, peut donner naturellement ce côté punk à l’image. J’ai également été influencé par différents photographes comme Larry Clark, William Strobeck ou cinéastes comme Gaspard Noé ou David Lynch.

    Tu es cameraman mais également monteur et réalisateur, est-ce courant d’avoir plusieurs casquettes dans ce milieu ?

    L’audiovisuel est un milieu très large, tout dépend d’où tu travailles et des projets que tu peux être amené à réaliser. Pour ma part, je fais principalement des petits projets de style clip vidéo ou documentaire, pour des raisons budgétaires cela nécessite d’être assez polyvalent contrairement à des grosses productions comme au cinéma ou à la télé, chacun ayant en général un rôle fixe.

    Outre l’audiovisuel, tu fais beaucoup de photo de façon amateur, as-tu pour projet de passer pro ?

    Oui, c’est un projet qui me trotte dans la tête depuis longtemps, mais je n’ai jamais souhaité me précipiter là-dedans, préférant prendre de l’expérience et surtout me sentir prêt avant de me lancer. Je prévois de commencer en 2021 et de me diriger vers des shootings principalement liés à la mode.

    © Luan Charlaix

    Pour terminer, pourrais-tu nous parler de tes futurs projets professionnels ?

    Pour le moment, tout reste assez flou du au contexte actuel mais j’ai néanmoins un projet qui devrait voir le jour cette année. Ce projet assez conséquent va être la réalisation de trois clips musicaux sous forme d’une trilogie pour un artiste de musique électronique dont je ne peux malheureusement pas communiquer le nom. J’ai également un clip en cours pour l’artiste NTBR qui ne devrait pas tarder à sortir. Pour le reste, on verra bien ce que l’avenir me réserve.


    Propos recueillis par Erwan Bochet

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