0 Shares 979 Views

Vincent Lacoste, itinéraire d’un beau gosse

Lucile Bellan 23 novembre 2018
979 Vues

Qu’il semble loin, le temps où Vincent Lacoste jouait les ados pleins de sébum devant la caméra de Riad Sattouf. Retour sur la filmographie déjà impressionnante d’un acteur qui n’en finit plus de monter.

Plaire, aimer et courir vite en mai, Première année en septembre, Amanda en novembre : l’année 2018 fut absolument somptueuse pour Vincent Lacoste, acteur qu’on a l’impression de connaître depuis toujours alors qu’il vient seulement de fêter ses 25 ans. Absolument hallucinant.

Il faut dire que Lacoste a démarré à 16 ans, en interprétant Hervé, l’un des Beaux gosses de Riad Sattouf. À l’époque, on n’imaginait sans doute pas que le jeune acteur allait trouver d’autres rôles marquants. Ce fut pourtant le cas assez rapidement, puisqu’après quelques apparitions dans des comédies sans grande importance (Au bistro du coin avec Fred Testot, Low Cost de Maurice Barthélémy), il fut l’un des seconds rôles marquants du Skylab, comédie chorale bizarroïde réalisée par Julie Delpy. La réalisatrice l’emploiera de nouveau quelques années plus tard dans Momo, où il incarne un fils légèrement possessif.

Le voilà lancé. De Camille redouble à l’Astérix de Laurent Tirard, il s’installe de façon durable dans le paysage cinématographique français. Retrouvant Riad Sattouf pour un Jacky au royaume des filles absolument unique, il interprète ensuite Thomas Bangalter dans l’Eden de Mia Hansen-Løve. Adopté par des cinéastes d’horizons très divers, il réussit aussi bien chez Kervern & Delépine (Saint-Amour), chez Justine Triet (Victoria, qui aurait dû lui valoir un César) ou chez Pascal Bonitzer (Tout de suite maintenant).

Puis vient cette année 2018 du tonnerre, qui devrait déboucher sur un 2019 plus calme, mais loin d’être vide. Il sera en effet dans Deux fils, premier long-métrage de Félix Moati, aux côtés d’Anaïs Demoustier et Benoît Poelvoorde. Vincent Lacoste est déjà un grand du cinéma français, et personne ne pourra le déloger de cette place si méritée.

Articles liés

Afaina de Jong : virée entre art et architecture
Art
262 vues
Art
262 vues

Afaina de Jong : virée entre art et architecture

L’architecte néerlandaise Afaina de Jong et son studio AFARAI travaillent sur les connexions entre les gens et les mouvements culturels traditionnellement peu représentés par l’architecture dans un contexte de villes en mutation où chacun a un rôle à jouer....

The Twilight Zone, quand la quatrième dimension s’invite chez Castel
Agenda
182 vues
Agenda
182 vues

The Twilight Zone, quand la quatrième dimension s’invite chez Castel

Une soirée organisé par “la Galerie”. Sous l’impulsion de son directeur artistique Gwenaël Billaud, la Galerie a su depuis imposer un nouveau concept de soirées investies par l’art moderne et contemporain, dans le cadre desquelles participent performeurs, artistes, DJs,...

René Urtreger Trio au Sunset Sunside
Agenda
55 vues
Agenda
55 vues

René Urtreger Trio au Sunset Sunside

Dans le petit monde du jazz, on l’appelle parfois le « roi René ». Comme en écho lointain de ce comte de Provence du XIVe siècle qui préférait les arts florissants des lettres et la compagnie des gens d’esprit...