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ABRAN : “J’ai vraiment envie d’exprimer mon style personnel dans le prochain EP”

23 novembre 2020
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ABRAN 2020 (c) Ramy Boudaoud

ABRAN 2020 © Ramy Boudaoud

Nous avons rencontré ABRAN, jeune artiste doté d’un style électro bien à lui. Il nous parle de ses différents projets, passés, présents et futurs, entre collaborations et projets personnels.

Salut ABRAN, est ce que tu peux te présenter ?

Salut ! Etienne Abran, je suis étudiant en école de design graphique depuis 3 ans à Paris et je suis à l’origine du projet ABRAN.

Depuis combien de temps fais-tu de la musique ?

Je fais de la musique depuis que j’ai 11 ans. J’ai commencé par une école de guitare dans mon village d’enfance pendant 7 ans, où j’ai appris la guitare classique, rock et la guitare sud-américaine. C’est vraiment quelque chose que j’aimais beaucoup, mais j’ai dû arrêter en arrivant dans les études supérieures par manque de temps. Finalement, c’est à ce moment-là où je me suis mis sérieusement à la musique électronique.

Et sur ce projet ABRAN ?

Il est né il y a 4 ou 5 ans maintenant, dès que j’ai commencé à me mettre à la musique électronique.

Qu’est-ce qui t’inspire pour créer tes morceaux ?

Il y a vraiment plusieurs choses qui m’inspirent. L’inspiration peut venir d’une ambiance générale, de choses vues dans la journée… Pour moi ce sont des images, des sentiments mais pas forcément quelque chose de concret. Il y a quand même une idée principale qui revient souvent, l’idée de quelque chose d’aérien, de planant. C’est plus un sentiment qui transparait dans les morceaux. L’idée de prendre un instant, de se poser, de prendre du recul sur ce qui nous entoure.

Est-ce que tu essayes de faire passer des messages, des images à ceux qui t’écoutent ?

Il n’y a pas vraiment de message politique dans mes morceaux. Mon but c’est d’offrir un voyage introspectif à celui qui écoute ma musique. Une possibilité de voir les images, les couleurs, les textures, les mouvements ou l’histoire qui m’a inspiré au moment de la création du morceau. Dès les premières notes j’essaye que ma vision soit lisible. Si les gens qui écoutent ma musique perçoivent les nuances que j’ai pu mettre à l’intérieur, je suis content, ça veut dire que ça fonctionne et que j’ai atteint mon objectif.

L’atmosphère est quelque chose d’important pour toi ; tu t’inspires d’univers ou d’époques précises ?

Carrément, l’atmosphère très aérienne c’est vraiment quelque chose que je cherche à créer au maximum. Au-delà du sens spatial, l’ambiance c’est quelque chose que j’aime vraiment travailler dans mes morceaux. Au final, dans la musique j’aime mélanger deux choses : le côté d’une ambiance travaillée et des influences beaucoup plus technos, presque agressives avec beaucoup de textures. Et c’est là où ça devient lié à une époque, car j’adore la culture techno berlinoise. C’est une culture qui m’influence beaucoup, j’y suis allé à plusieurs reprises pour vraiment ressentir les soirées électro berlinoises, là où tout a commencé. J’essaye de mettre un peu du contexte de cette ville dans ma musique. Ça me passionne vraiment beaucoup et ça nourrit la création de mes morceaux.

Tu as fait des collaborations avec Cailloux pour Analog et avec Helsa sur Red Bird, comment ça s’est passé ?

Ces collaborations sont venues très simplement car ce sont des copains. La première collaboration que j’ai pu faire c’est celle avec le groupe Helsa, dont je suis aussi membre. Ce groupe est né avant ABRAN, c’est un projet de 4 amis de lycée originaires de Compiègne (Alexandre, Cédric, Cécile et moi) qui voulaient faire de la musique ensemble. On est deux producteurs sur le côté instrumental et deux chanteurs qui sont aussi frère et sœur. On a sorti quelques morceaux sur les plateformes de streaming depuis quelques années. Du coup, quand j’ai lancé mon projet solo ABRAN, je voulais vraiment en profiter pour faire une collaboration avec eux, faire un beau morceau ensemble.
Cailloux, c’est aussi avec un ami. La collaboration est venue car on a des styles de musiques vraiment très proches. C’était très naturel de travailler ensemble. J’ai collaboré sur des morceaux pour son projet et lui pour le mien. D’ailleurs Cailloux prend un tournant dans sa direction artistique en faisant évoluer son projet et il vient tout juste de changer de nom : on peut maintenant le retrouver sous le nom de Lydsten pour plein de nouvelles choses en 2021.

Est-ce que tu aspires à faire d’autres collaborations ?

Dans l’immédiat je n’ai pas vraiment de collaborations prévues car j’ai envie de lancer un EP de morceaux en solo à 100%. Je n’ai pas encore sorti beaucoup de morceaux sur les plateformes de streaming pour l’instant, c’est encore le début du projet ABRAN. J’arrive à un moment où j’ai vraiment envie d’exprimer mon style personnel et de le développer dans un futur EP. En revanche les collaborations c’est vraiment un exercice que j’aime faire. C’est très challengeant donc oui j’en referai c’est sûr ! Surtout que récemment j’ai sorti un nouvel EP de remix, de mon premier EP Moons, ou j’ai laissé l’opportunité à quatre autres artistes de rajouter leur signature sur mes morceaux. C’était un exercice très intéressant à faire.

Quelle est celle qui te fait le plus rêver ?

Forcément ça serait avec des artistes que j’admire. Je peux citer les artistes du label allemand Ki Records comme Christian Löffler, Kiasmos, Janus Rasmussen, et aussi Parra for Cuva, Rone, Fejka et Bicep. Ce sont des artistes que j’aime et qui m’inspirent énormément.

Quelles sont tes actualités ?

Eh bien, je prépare un live pour un concert le 16 décembre 2020 à La Lune des Pirates d’Amiens dans le cadre des Bruits de lune. Ce concert est sans public physique mais il sera retransmis dans deux radios, Radio Campus Amiens et Radio Graf’hit. C’est vraiment une super occasion de jouer un nouveau live et de présenter l’évolution du projet à la radio. J’espère que tout se passera bien malgré les conditions sanitaires qui évidemment compliquent les choses. Avant ça, on va s’isoler début décembre avec Lydsten (anciennement Cailloux) pendant une semaine pour produire de nouveaux morceaux en s’inspirant de l’environnement naturel qui nous entourera. Ça va être parfait pour créer.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour l’avenir ?

Je pense que déjà avant même de me souhaiter quelque chose, on peut souhaiter à tous les artistes et à tout le secteur de la culture de bientôt pouvoir reprendre toutes les activités. Restons optimistes, même si la réalité nous rattrape encore… On peut nous souhaiter d’être productifs de chez nous, de continuer à proposer de la musique, même en streaming aux personnes qui nous écoutent. J’espère aussi pouvoir sortir mon nouvel EP en 2021. Et bien sur de pouvoir le jouer devant un public un peu partout !

Suivez ABRAN ici !

Propos recueillis par Clémence Bonneval

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