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Anticeptick “la musique se popularise mais elle se codifie”

Connue par sa collaboration sur la chaine Youtube “Kriss Papillon”, actuellement à Bordeaux, aventurier de la vie, Anticeptick nous offre un autoportrait mental détaillé, mais aussi une description de sa musique.

Qui es-tu et comment tu te présentes ?

Je suis Anticeptik Kaotek pour le nom de scène. Sinon je m’appelle Julien, j’ai 33 ans depuis peux et je suis compositeur de musique. Je fais principalement de la musique électronique mais je suis assez polyvalent.

Tu as une équipe ?

Je fais ma route en solo mais je travaille avec une bonne agence qui s’appelle Electrobooking. Cependant, j’ai fait mes armes avec mes confrères du Sound system Kaoteck.

Comment le projet s’est formé ?

Disons que j’étais plutôt insomniaque, et que pour combler mes nuits, je me suis mis à composer avec un ordi que mes amis m’ont fabriqué de toutes pièces. J’ai passé mes nuits blanches dessus. Avant cela j’avais déjà commencé le mix vers mes 17 ans et après je me suis mis à la production en 2006. Tout s’est ensuite enchainé.

Avant tu t’appelais Anticeptik Kaotek maintenant ton nom est Anticpetik M4LEFIK. Pourquoi ?

On a fondé un groupe de hard beat où on est 4 qui s’appelle M4LEFIK. Il y a Keygen, Harry Pottar, Docteur Looney et moi. Dans ce que l’on fait il n’y a pas trop de concurrence et on essaie de donner une image plutôt Dark pour donner une nouvelle image, d’où le nom.

Quelles sont tes influences ?

Mes influences sont surtout accès sur 3 styles : le classique avec des artistes comme Mahler ou Schubert. Le hip hop des années 90 à 2004 comme la Fonky Familiy et IAM, puis la bassmusic comme Culprate et Skrillex.

Comment vois-tu la scène de la core et de la musique électronique ?

Je trouve qu’actuellement elle est de plus en plus monocentré mais beaucoup plus professionnel. Comparé à une dizaine d’années où tout était possible musicalement, on est passé sur une musique beaucoup plus ciblé. La scène devient de plus en plus maintresam, ce qui ouvre à certaines choses mais en ferme d’autres. Cependant elle a un avenir de plus en plus grandissant. On prend de plus en plus les codes de l’EDM et de la trans. La musique se popularise mais se codifie.

Qu’est-ce que tu cherches à faire avec ta musique ?

Au début je ne réfléchissais pas à ça mais doucement s’est installée l’idée prétentieuse de laisser quelques chose et de toucher les gens.

En me renseignant sur toi j’ai appris que tu avais rencontré des personnes très importantes de ton milieu comme AngerFist. Est-ce que ce genre de rencontres ouvre des opportunités ?

Pour pas mal d’artistes oui c’est le cas, car les rencontres permettent d’échanger, de nouer des liens, de faire des connexions… Cependant il y a pas mal de gens qui se suffisent à eux même, qui n’en ont pas besoin et qui sont satisfais de leur situation. Dans mon cas, AngerFist est un grand artiste avec qui je partage des scènes et c’est très agréable car ce sont de beaux moments partagés.

Une de tes créations qui te rend fière ?

Eh bien je suis obligé d’être content du morceau qui a eu le plus d’impact, qui a eu le plus de succès dans ma carrière. C’est Pigs Word. Il a été fait sans soucis de succès et il est très apprécié.

Est-ce que tu as des groupes à conseiller à nos lecteurs ?

J’en ai 3 auxquels je pense particulièrement car ce sont des personnes à qui j’ai donné des conseils et qui font leur chemin seul aujourd’hui. Aksys, il est plutôt hybride entre Hard teck et basse musique. C’est très texturé. Ensuite on a Sasio, qui fait plutôt de la Harteck tourné autour du mental, avec un design très actuel. En dernier Atomstaub, c’est un style de dubteck très accès bass musique, très sympa à écouter.

Un dernier petit mot pour la route ?

Probablement 1 millions mais je dirais que c’est une musique et un milieu haut en couleur, où il est possible de vivre probablement beaucoup plus de choses qu’ailleurs. Mais les pièges y sont plus nombreux aussi, et il est important de garder autant les oreilles que les yeux ouverts.

Propos recueillis par Juliette Caubit

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