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Idyl : “Avec moi, il faut que cela semble naturel”

Léa Héron 30 avril 2020
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Rencontre avec Idyl, de son vrai nom Barbara Hermans, une jeune chanteuse venue tout droit de Bruxelles. Découvrez son talent tout en pudeur, sa voix veloutée et sa vision de la musique.

Comment as-tu commencé le chant ? Raconte-nous ton histoire.

À vrai dire, mes parents m’y ont initié dés l’âge de 5 ans en m’inscrivant à l’académie. J’ai vraiment commencé par le côté classique et théorique de la musique en faisant par la suite mes cinq années de solfège. Et puis, on a toujours écouté beaucoup de musique à la maison, comme dans la voiture en revenant de l’école. Ma maman nous chantait également des berceuses avant d’aller dormir. Donc je crois avoir lié de bons souvenirs à la chanson de base.

Comment définis-tu ton style de musique ? Et quel est ton processus de recherche musicale quand tu composes ou réinterprètes ?

J’ai encore du mal à me définir musicalement parlant. Je sais juste ce que j’aime ou n’aime pas quand je compose. Puis je trouve que je me découvre encore beaucoup. En général, j’aime me laisser porter par une mélodie qui me vient en tête (même en plein milieu de la nuit, je serais capable de me lever pour ça) puis j’essaie d’aligner quelques accords dessus. À l’inverse, j’aime beaucoup jammer sur quelques accords. Avec moi, il faut que cela semble naturel.

Quelles sont tes inspirations ?

Il y en a tellement ! Je saute souvent du coq à l’âne. Si je pouvais en donner quelques-unes, je dirais Coldplay pour ses instrus colorées et généreuses, Sade pour sa profondeur, Ariana Grande pour sa virtuosité vocale, Aurora et Charli Adams pour leur voix singulières, John Mayer pour sa douceur et Etta James pour sa force et son authenticité. Je privilégie souvent les voix qui provoquent quelque chose en moi. Je suis également une fan de techno et d’indie pop (quand je parlais de coq et d’âne…).

Y a-t-il un morceau sur lequel tu prends le plus de plaisir à chanter ou qui est important pour toi ?

Alors là, je suis du genre nostalgique ! Nights in White Satin de The Moody Blues et By Your Side de Sade. Même le clip de Sade est absolument à voir. Les couleurs lui font tellement honneur.

Certains t’ont peut-être découverte lors d’émissions auxquelles tu as participé comme The Voice Belgique en 2014 ou La Nouvelle Star en 2017. Qu’est-ce que ces expériences t’ont apporté ?

C’est étrange à dire mais je crois avoir vu le monde sous un angle complètement différent. On ressent fortement le regard des spectateurs à travers les multiples objectifs et on a l’impression de ne pas avoir droit à l’erreur. Étant de nature timide, ça a été très éprouvant pour moi. Cependant, je n’ai aucun regret. Au contraire, ce sont des expériences que je suis contente d’avoir vécues et j’y ai rencontré de futurs amis.

As-tu un moment favori entre la recherche, la création et la scène ?

J’aime bien cette question ! Ce sont vraiment trois moments différents en termes de ressenti. J’aime beaucoup la création car il y a un sentiment de satisfaction qui va avec (rires). Néanmoins, la scène me manque énormément car c’est un très beau moment d’échange. Le public peut parfois vraiment nous surprendre et je crois qu’on a besoin de ça comme point final à la création d’une oeuvre. Comme si après tout ce travail, la boucle était bouclée.

Pour finir, peux-tu nous parler de tes projets en cours et à venir malgré cette période de confinement ?

Comme je suis toujours étudiante, pour l’instant c’est assez compliqué vu les conditions mais j’essaie de garder une certaine motivation en pensant à “l’après confinement”. Pour ce qui est des futurs projets, je compose énormément mais il y a également un album qui est en suspens pour le moment. Il est quasiment terminé et nous attendons simplement que les choses s’apaisent autour de nous pour pouvoir poursuivre. Je crois que les gens ont besoin de faire une pause, tout comme le monde… À force de tourner en permanence, on finit par avoir le tournis.

Propos recueillis par Léa Héron

 

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