Rencontre avec l’artiste Nicolas Dax à l’occasion de son concert au Bus Palladium le 18 mars
Nicolas Dax
Nicolas Dax est un artiste dont la pratiques oscille entre le dessin, la peinture et la chanson, au sein d’un univers rêvé, coloré et singulier. Samedi 18 mars, il se produira en concert au légendaire Bus Palladium, quelque temps avant sa fermeture.
Comment ta pratique artistique est née ?
J’ai commencé par le théâtre très jeune, c’était d’ailleurs mon fil rouge jusqu’à il y a encore 3-4 ans. J’ai également fait du dessin et de la peinture assez tôt mais sans réelle conviction au départ. La musique quant à elle a toujours été extrêmement présente mais je n’osais pas en créer car elle m’impressionnait trop.
Comment la décrirais-tu aujourd’hui ?
Aujourd’hui la peinture et le dessin ont pris une réelle place, ce sont des arts dans lesquels je m’épanouis beaucoup et où j’éprouve un réel sentiment de liberté. Quant à la musique, je m’y familiarise de plus en plus, et j’apprends à oser d’avantage, j’ai vraiment envie de pousser ça le plus loin possible.
Sur ton Instagram notamment, apparaissent des dessins dont tu es l’auteur, des extraits de clips vidéos, des photographies. Quelle pratique te représente le mieux ?
Pour moi, tous les arts s’entremêlent et sortent d’un seul et même univers, ce sont juste les moyens d’expression qui changent.

© Nicolas Dax
Tu écris toi-même tes chansons. Est-ce pour toi un exutoire ou plutôt une sorte de prise de parole engagée ?
Pour l’instant, j’ai tendance à faire des morceaux assez introspectifs, je pars de sentiments assez bruts et intimes, mais il me plait de penser que les personnes qui écoutent mes musiques peuvent les réinterpréter et se les réapproprier.
Je trouve que tes clips possèdent une esthétique déroutante. Où puises-tu ton inspiration ?
J’aime avoir une vision fantasmée et extrême sur les choses. Je suis fasciné par le fantastique depuis toujours et le fait de pouvoir créer des univers fictifs me passionnent. Je compte vraiment pousser l’image le plus loin possible pour ainsi créer un univers de plus en plus vivant et fantasmagorique.
Tu collabores avec Dani Terreur, qui produit et t’accompagne sur la composition de l’ensemble de tes clips. Peux-tu nous parler de votre rencontre et de la collaboration qui en est née ?
Je connais Dani depuis pas mal de temps maintenant, j’ai toujours eu beaucoup d’amitié pour lui, il m’est arrivé de l’aider sur certains de ces projets. Quand j’ai commencé à faire de la musique, il m’a tout de suite soutenu, et à fortiori quand j’ai traversé une grosse période de doute après la quelle nous avons travaillé ensemble sur mon premier Ep, Balade, ce qui m’a considérablement aidé à prendre confiance en mon travail.
Quel a été le plus beau souvenir de ta carrière jusqu’à présent ?
Pour le moment, je n’en ai pas réellement vécu à mon sens, car c’est encore le début mais je pense que mon concert au Bus Palladium du 18 mars sera quelque chose d’important.
Comment appréhendes-tu ce concert ?
J’appréhende énormément car ce sera mon premier réel concert et c’est également une salle qui a beaucoup d’importance pour moi, dans la quelle j’ai passé beaucoup de bons moments et quand j’ai appris sa fermeture prochaine, cela m’a vraiment impacté. Pouvoir y faire un concert juste avant la fin me terrifie et me grise à la fois.
Comment envisages-tu la suite ?
Je suis en train de travailler sur de nouveaux morceaux, j’en sors un très prochainement avec un clip réalisé une nouvelle fois par Martin Schrepel. J’ai également de possibles expositions à venir.

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Propos recueillis par Manon Giroux
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