Review : All visible objects, le retour de Moby ?
Moby auteur, compositeur et interprète de titres incontournables, a sorti le 15 mai un nouvel album rappelant son mythique album de 1999, Play. Avec ses 20 millions d’albums vendu, Moby a marqué la musique électronique mais aussi toute une génération de musiciens. Mais alors comment analyser All visible Objects ? Deux faits marquants pour décrire l’album.
Un retour aux sources pour Moby
Après des aventures dans des styles musicaux très différents Moby retrouve le chemin qui lui a valu son succès mondial. Dès le début de l’album, le rythme du morceau Morning Side signe un retour au style de la fin des années 90 de Moby, des sonorités percutantes mais teintées de nostalgie pour All visible Objects.
La musique dansante que l’on connait de Moby se retrouve dans des morceaux décidément taillé pour un dance floor de boites de nuits, Refuge en est une hymne parmi tant d’autres, brutal, dansant mais aussi très engagé.
Même si All Visible Objects n’a pas l’ambition et l’envergure du fabuleux Play, il n’en reste pas moins un album très mélodieux comme peut le témoigner le morceau One Last Time, véritable héritier du style nineties de Moby. Un retour aux sources signé dans un contexte beaucoup plus grave et Moby, au delà du personnage charismatique qui le caractérise, le fait ressentir dans sa musique.
Moby et ses convictions politiques
Au delà, d’être un retour aux sources pour Moby, il s’agit aussi d’un album engagé dans une lutte écologique et un album manifestant aussi sa lutte contre l’oppression. Ce démocrate affirmé s’engage par le discour du musicien D.H Peligro du groupe Dead Kennedys dans Power is taken, ou par le musicien Linton Kwesi Johnson récitant en boucle : «To us who were of necessary birth, for the earth’s hard and thankless toil, silence has no meaning ». Une phrase aux allures méditatives forçant la réflexion lors de l’écoute.
Moby est d’ailleurs très engagé au quotidien, le New-Yorkais ne cache pas ses convictions et son mode de vie, à l’image de ses énormes tatouages, il est le porte parole de toute la communauté végan, ne ratant aucune bonne occasion de décrédibiliser son président
Donald Trump. Dans ce contexte, c’est un album complètement en accord avec ce personnage, qui veut sensibiliser ses fans à toutes les causes inhérentes aux 21 ème siècle.
Il faut savoir que c’est un album dont tous les profits seront reversés à des oeuvres caritatives pour défendre les droits des animaux et les droits humains.
Découvrez ci-dessous l’interview de Moby sur ce dernier album.
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Propos de Victor Le Jamtel
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