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    The Freaky Buds : “ADN modern traditional blues”

    Juliette Labati 15 janvier 2026
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    The Freaky Buds © Jean-Marie Jagu

    Avec ce deuxième album, The Freaky Buds confirment leur capacité à transformer la vulnérabilité en force et à faire résonner un blues intemporel, nourri par l’énergie d’un voyage collectif et la conviction de faire sonner cette musique avec une intensité nouvelle. Rencontre…

    Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

    On est The Freaky Buds, un groupe de Rockin’ Blues basé entre Nantes et Bordeaux. Notre musique est très ancrée dans le blues roots, avec une grosse influence Hill Country et Swamp Blues, et une place centrale laissée au groove et à l’énergie du live.

    Quels sont les groupes qui vous ont donné envie de faire de la musique ? Vos influences ?

    On vient clairement du blues du Mississippi, avec des artistes comme R.L. Burnside ou Junior Kimbrough, mais aussi Howlin’ Wolf ou J.B. Hutto. Ensuite, il y a des influences plus modernes comme les Red Devils, Lester Butler, Rick Holmstrom, et évidemment The Black Keys, qui ont montré qu’on pouvait faire vivre cette musique aujourd’hui sans la dénaturer.

    Ce nouvel album a été enregistré aux États-Unis, comment s’est passée la collaboration avec Kid Andersen ?

    De manière très naturelle. Kid est une idole pour nous depuis longtemps, et quand on a décidé de faire un album plus roots, ça s’est imposé comme une évidence. Au-delà de l’accueil incroyable à Greaseland, ce qui nous a marqués, c’est son approche musicale et sa culture immense de la musique afro-américaine. Il a produit certains des meilleurs albums de blues de ces dernières années et connaît cette musique dans ses moindres détails. En tant que Français, se retrouver à faire un disque avec ce niveau de qualité et d’exigence, c’est juste incroyable.

    Avec ce deuxième album, peut-on parler d’évolution ?

    Oui, clairement. Le premier album était plus expérimental, on cherchait une forme de modernité. Sur Western Smoke, on a assumé pleinement notre côté blues roots, Hill Country et Swamp, aussi bien dans le son que dans les arrangements. C’est une évolution naturelle plus qu’un changement radical.

    Quand vous composez, les paroles arrivent en premier ou la musique ?

    La plupart du temps, c’est la musique qui déclenche le processus. Un riff de guitare, un groove de batterie… Ensuite les paroles viennent se poser dessus. Hugo écrit beaucoup de textes, parfois Max aussi, et on affine souvent tout ça ensemble lors de résidences.

    Votre pochette a un côté très road trip. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

    La pochette reflète vraiment l’esprit de l’album : la route, le voyage, la poussière. Western Smoke est né d’un road trip jusqu’aux États-Unis et d’une immersion totale dans cette culture blues. C’est notre amie Dolorès, qui connaît très bien la Californie, qui a réalisé la pochette. L’idée était de retranscrire à la fois la liberté de ce voyage, mais aussi la simplicité et une forme de naïveté de ce moment où tout a été très fluide, sans calcul, exactement comme l’enregistrement de l’album.

    The-Freaky-Buds-western smoke-album-cover

    The Freaky Buds, Western Smoke

    De Robert Johnson aux Black Keys, le blues évolue mais l’esprit demeure. Où situez-vous les Freaky Buds dans cette grande famille ?

    On se situe clairement dans la continuité. On ne cherche pas à réinventer le blues, mais à le faire vivre à notre manière, avec nos influences et notre époque. On est quelque part entre la tradition du Mississippi et une approche plus actuelle, notamment dans l’énergie qu’on déploie sur scène.

    Peut-on parler de l’émergence d’une scène “blues made in France” ?

    Oui, clairement. Il y a une vraie scène aujourd’hui, portée par des artistes très sincères. On pense notamment à Bo Weavil, Malted Milk ou encore Theo Lawrence, qui chacun à leur manière font vivre cette musique sans la figer. C’est une scène nourrie par l’échange et les rencontres, plus que par la concurrence.

    Quels sont vos derniers coups de cœur musicaux ?

    En ce moment, on écoute beaucoup McKinley James, Cedric Burnside, Robert Finley, Alabama Mike et Handsome Jack. Des artistes très ancrés dans la tradition, mais qui arrivent à la faire sonner actuelle.

    Quels sont vos projets à venir ?

    Défendre Western Smoke sur scène le plus possible. Le live est vraiment le cœur du projet Freaky Buds. On a envie de tourner, de rencontrer le public et de continuer à faire vivre cette musique là où elle prend tout son sens.

    The Freaky Buds © Tristan Camilleri

    Propos recueillis par Juliette Labati

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