Yodelice fait ramper la Cigale
Depuis, l’auteur/compositeur a atteint une notoriété grandissante et a ajouté quelques nouveautés à sa créativité et à la forme de son collectif, passé de trio à quintette. Mercredi, la magie noire opérée par la tête pensante de Yodelice a bien fonctionné pour ce deuxième concert parisien, deux jours après le Bataclan.
Emmitouflé dans une profonde détresse derrière son piano, Maxim Nucci chante à voix révoltée — et torse nu — un Experience sombre et glacial qui détonne dans une Cigale comble. Passage obligatoire donc pour observer la métamorphose d’un homme en plein mal qui prend vite le costume du clownesque Yodelice. Plume habilement fixée sur son chapeau melon, le personnage entré dans la peau de Nucci entame son parcours initiatique sur l’excellent My blood is burningMore than meets the eye. avant de faire sauter la foule.
Un premier acte bourré de tubes donc, dont un Sunday with a fluWake me up et sur la lumineuse transition Breath in/ Lady in black. L’intervention de ladite Simone (Marion Cotillard) n’est pour le coup que du bonus face à la classe affichée par l’homme en noir qui possède cette aura si particulière, si perturbée, le talent en plus. tout en subtilité qui met le quintette sur orbite avant que celui-ci ne s’engage dans un périple musical assez mystérieux. Dès lors que les chansons aux rythmes binaires sont laissées au placard et que l’esprit ‘floydien’ de Cardioid est évoqué, le show prend une tournure étrange et perd de l’intensité aperçue au début.
En vain, entre fascination et psychédélisme mal ordonné, beaucoup de bonnes choses à retenir de ce concert bien mené dans l’ensemble et qui présage une suite largement favorable au collectif de Yodelice.
Olivier Cougot
Photos par Anne-Sophie Harry
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