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2e édition du festival Le Paris de la danse au Théâtre de Paris

Asylum de R Be'er © U Hilman

L’an dernier, le Théâtre de Paris avait créé la surprise en juin avec le Paris de la danse, un programme rassemblant une master class avec les danseurs étoiles de l’Opéra de Paris Eleonora Abbagnato et Benjamin Pech et la venue de Kibbutz Contemporary danse company. Le théâtre renouvelle le rendez-vous cette année avec une affiche des plus passionnantes.

Rencontre avec sa directrice artistique, Lisa Martino.

Artistik rezo : Le Théâtre de Paris est une scène de théâtre. Quelle est l’origine de ce qui s’annonce comme un festival de danse ?

Lisa Martino : La saison théâtrale s’achève en mai. Richard Caillat, directeur du théâtre et passionné de danse, a eu l’idée de profiter de la disponibilité de la salle en juin pour monter ce projet.

Le programme démarre par une soirée exceptionnelle avec Laurent Hilaire, ancien danseur étoile et maître de ballet de l’Opéra de Paris et actuellement directeur du théâtre Stanislavsky de Moscou.

L M : Nous avons eu envie de présenter une master class en danse classique car assister à une répétition de professionnels de ce niveau est passionnant pour les amateurs mais permet aussi à un public moins familier de ce style, de découvrir des artistes travailler un rôle. C’est à la fois pédagogique et ludique. Après le succès d’Eleonora Abbagnato l’an dernier, c’est Laurent Hilaire qui viendra de Moscou faire travailler Le Lac des cygnes a deux danseurs étoiles de sa compagnie, la fabuleuse Oxana Kardash et Ivan Mikhalev.

Avec De new-York à Paris, vous proposez une affiche exceptionnelle rassemblant des solistes de l’Opéra de Paris et du New York City Ballet.

L M : J’étais depuis quelques temps en contact avec Alessio Carbone, premier danseur de l’Opéra de Paris, qui a monté un groupe rassemblant les danseurs de la compagnie d’origine transalpine. Nos discussions portaient sur l’organisation de la première venue sur une scène parisienne de ce groupe, Les Italiens de l’Opéra.
Lui-même avait eu l’occasion de rencontrer dans un gala Daniel Ulbricht qui est à l’origine du groupe de danseurs du New York City Ballet, Stars of American Ballet. Il nous est venu l’idée de rassembler dans une même soirée des danseurs de ces deux horizons, aux répertoires certes classiques mais si différents. Le projet a convaincu les artistes du New York City Ballet qui ont été partants pour venir partager l’affiche avec Les Italiens de l’Opéra. Ils viennent avec des œuvres emblématiques que nous avons organisé en deux programmes distincts.

Le programme est particulièrement éclectique. Est-ce une volonté de mélanger les genres chorégraphiques ?

L M : Notre idée est de proposer de l’inédit, des choses qu’on ne voit pas ailleurs, de proposer une nouvelle manière de montrer la danse comme lors de master class ou de la carte blanche au danseur et chorégraphe tzigane Pétia Iourtchenko. Cette soirée comportera un spectacle et se poursuivra par un diner russe. Il est prévu de danser et chanter avant, pendant et après.

La Kibbutz Contemporary dance company est de retour ?

L M : C’est la productrice Vony Sarfati qui m’a fait connaître cette compagnie alors que je travaillais sur la première édition. J’ai trouvé leur travail remarquable et je leur ai proposé de venir. C’était l’an dernier et le public parisien a beaucoup apprécié. J’ai eu l’occasion de découvrir, à Tel Aviv, leur dernière création, Asylum, que j’ai trouvée magnifique. Je leur ai proposé de revenir.

Allez-vous pérenniser ce rendez-vous ?

L M : C’est notre envie. L’idée n’est pas de faire un coup mais de fidéliser le public mais aussi les artistes. Cependant, le Théâtre de Paris est une salle privée qui n’a pas de système d’abonnements et ne reçoit pas de subventions. Cela dépendra donc du public mais notre envie est clairement de poursuivre en continuant de montrer de l’inédit, des chorégraphes et danseurs contemporains qu’on ne voit pas ailleurs mais aussi de la danse classique. On aime bien le principe du gala qui permet de faire venir des danseurs du monde entier. Cette année on a une belle affiche internationale avec des artistes qui viennent de Russie, d’Israël et de New-York.

Propos recueillis par Stéphanie Nègre.

Focus sur la programmation

Le festival démarrera le 03 juin avec une masterclass donnée par Laurent Hilaire autours du Lac des cygnes. Directeur du ballet du théâtre Stanislavky de Moscou, il fera travailler deux étoiles de sa compagnie, Oxana Kardash et Ivan Mikhalev.

Il se poursuivra à partir du 13 juin avec De New-York à Paris, un programme interprété par des solistes du New York City ballet et de l’Opéra de Paris. Deux programmes seront dansés en alternance, le premier, prévu les 13, 15 et 16 juin, comptera entre autres La mort du cygne de M. Fokine, Liturgy de C. Weeldon et In the middle somewhat elevated de W. Forsythe et le second, les 14, 15 en matinée et 16 juin, Caravaggio de M. Bigonzetti, Sonatine de G. Balanchine et Aunis de J. Garnier.

Le 17 juin, une carte blanche à Pétia Iourtchenko sera l’occasion de découvrir la danse tzigane et de terminer la soirée autours d’un diner russe.
Invitée l’an dernier lors de la première édition du festival, la Kibbutz contemporary dance company sera de retour les 21, 22 et 23 juin avec Asylum, la dernière création de son directeur Rami Be’er.

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