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    Au 13e art, “Pixel” de Mourad Merzouki

    Stéphanie Nègre 23 janvier 2025
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    PIXEL-© P Berger

    "Pixel" au 13e art © P Berger

    Créé en 2014, Pixel de Mourad Merzouki est repris au 13e art pour une série anniversaire exceptionnelle. Cherchant depuis ses débuts à ouvrir le hip-hop à d’autres disciplines artistiques, le chorégraphe conçoit ici un spectacle où la danse rencontre les arts numériques.

    Partant du constat que le numérique est devenu omniprésent dans nos vies, aussi bien dans la sphère privée – ordinateurs, téléphones – que dans l’espace public – écrans, afficheurs -, Mourad Merzouki a eu envie d’explorer la complicité qu’il pourrait y avoir, sur scène, entre la danse et la vidéo. Ce projet s’est concrétisé grâce à la rencontre du chorégraphe avec les vidéastes Adrien M / Claire B.

    Pixel © Laurent Philippe

    Pixel démarre dans l’ambiance feutrée d’une scène à peine éclairée de quelques bougies. Un petit groupe de danseurs s’avance sur la scène pour une première séquence chorégraphique faite de solos et duos tout en souplesse et fluidité. Après cette introduction, les pixels, petites tâches lumineuses, vont faire leur apparition. D’abord formant des volutes de fumées s’échappant des bougies, les pixels vont se faire de plus en plus présentes. Les danseurs vont chercher à les découvrir, à jouer avec elles, à les diriger, tandis qu’elles vont prendre possession de la scène, recouvrir le mur du fond, former un tapis sur le plateau, tourbillonner comme de la neige ou tomber des cintres en une averse virtuelle.

    Pixel © Laurent Philippe

    La seconde partie va faire apparaître une esthétique un peu différente. Cette fois-ci Mourad Merzouki convoque, aux côtés de ses danseurs, des artistes circassiens. Une roue cyr traverse la scène tandis qu’une contorsionniste forme un duo avec les pixels. Ces dernières vont former maintenant des lignes qui s’entrelacent, créent des perspectives, dessinent des réseaux complexes.

    Pixel © Laurent Philippe

    Ainsi dans Pixel, l’élément lumineux compose, à certains moments, le décor, virtuel certes, qui encadre le spectacle et à d’autres, il est un personnage à part entière qui interfère avec les artistes. C’est tout à tour, drôle, poétique et visuellement fascinant.

    Stéphanie Nègre

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