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“Braise et cendres” au Lucernaire de Paris

Alice Martinet 9 février 2019
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© Vincent Lacotte

Effervescence, frénésie, magie de cette énergie particulière du spectacle vivant… Nous entrons au Lucernaire comme dans un monde à part. Au Paradis, la salle de théâtre du 3étage, Charlie Nelson nous emmène en voyage. Un voyage poétique et sensible au cœur des vers de Blaise Cendrars.

Une poésie incandescente

Une toile de feu couvre sol et mur. La scénographie est sobre, une chaise et une bougie en tout et pour tout. Puis, une silhouette, une allumette, une voix. Et quelle voix ! Profonde et tendre, elle donne merveilleusement vie aux mots du poète.

Derrière cette voix, Charlie Nelson. Seul sur scène, il nous conte l’histoire d’une vie, par bribes. Ici, puissance et douceur se confondent. Son physique rugueux sied à merveille l’infinie tendresse de son regard, la sensible expression de sa pensée. Tantôt drôle, tantôt touchant, l’acteur nous emporte au fil des pensées de Blaise Cendrars. L’équilibre est parfait, la séduction opère immédiatement. Nous sommes hors du temps.


Le voyage d’une vie

Au travers de Charlie Nelson, Blaise Cendrars nous fait vivre ses réflexions, ses rencontres, ses égarements. Avec lui, nous serons fœtus, adolescent, adulte, vieillard. Nous partagerons ses craintes, braverons les brûlures du monde, surmonterons les épreuves, protégerons une amie, tuerons. Puis nous voyagerons jusque dans les méandres de sa pensée : Russie, Italie, Brésil, New York…

Le poète écrit « Écrire, c’est brûler vif, mais c’est aussi renaître de ses cendres ». Pour nous, Charlie Nelson joue l’équilibriste, brûle, meurt, renaît de ses cendres, devient soldat. Il fait don de tout et nous recevons ce cadeau avec plaisir. Le spectacle est d’une générosité inouïe.

Ce soir au Paradis, rien n’a semblé plus juste. Le poète et l’acteur n’ont fait qu’un. Moi qui ne connaissais que trop peu les textes de Blaise Cendrars, je n’ai eu qu’une envie au sortir du théâtre : vite les dénicher et rentrer les dévorer.

 

Alice Martinet

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