“Dancefloor memories”, dernier tango à la Comédie-Française
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Dancefloor memories De Lucie Depauw Mise en scène d’Hervé Van der Meulen Avec Elsa Lepoivre, Christian Gonon, Hervé Pierre Travail chorégraphique : Jean-Marc Hoolbecq Spectacle dédié à Dominique Constanza Jusqu’au 10 mai 2015 Du mercredi au dimanche à 18h30 Tarifs : de 9 à 20 € Durée : 1h10 Réservations au M° Palais Royal |
Deux hommes et une femme d’un âge très avancé. L’un d’eux perd la mémoire et la frontière de l’infidélité, pour la première fois, est franchie. Cette situation douloureuse, fin de vie et maladie d’Alzheimer, est ici mise en mots et en scène sous le signe de l’enjolivement. Les trois comédiens étant beaux et bouleversants, on se laisse prendre au jeu mais on peine à imaginer ce qu’il resterait sans cette distribution superbement trompeuse.
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Tant et si bien que la thématique de l’infidélité est abordée de front avec la thématique de l’âge avancé. Pourquoi pas, mais cette double proposition textuelle reste en elle-même assez superficielle sur tous les plans, passant de l’une à l’autre avec peu de pertinence si ce n’est que la femme en question rabâche le propos de sa mère selon lequel une femme doit rester fidèle. Et c’est comme dans les romans pour jeunes filles que surgit Gary qui, en dépit de l’âge, est un homme très séduisant, d’où le péché accompli par bonheur. Il faut en convenir, sans le jeu des comédiens et la mise en scène qui triche volontairement sur l’âge et donc les corps, la situation de haute sensualité ne tiendrait pas longtemps.





