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    La dame de chez Maxim, de Georges Feydeau à l’Odéon

    30 mai 2009
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    ladame

     

    Lorsque Lucien Petypon est réveillé par son ami et confrère, le Dr Mongicourt, et son domestique, il se rend compte que, non seulement il a passé la nuit à dormir sous le canapé, mais aussi qu’une femme – autre que la sienne – a dormi dans son lit. C’est la Môme Crevette, danseuse au Moulin Rouge. Il se remémore peu à peu sa soirée arrosée de la veille. Commence alors une suite de quiproquos, que Petypon essaiera de maîtriser ou tout du moins de rattraper de manière à ce que sa femme ne découvre la vérité.
     
    La langue de Feydeau claque et rythme l’effet boule de neige qu’a provoqué la situation initiale. Les comédiens forment une sorte d’orchestre, dont chaque instrument sonne juste en résonnant de manière propre, et dont la globalité est une harmonie rocambolesque. Si cette langue est un plaisir à jouer, elle est également, dans de telles mises en scène, un plaisir à écouter.
     
    La présence du danger qu’un événement imprévu ne vienne changer le cours de l’histoire est jubilatoire. Voir un personnage lâcher prise, puis revenir à la charge avec un énième rebondissement est drôle. C’est en réussissant cela que Jean-François Sivadier signe une œuvre véritablement comique.

    Le milieu bourgeois cher à Feydeau n’est bourgeois que par son décor. Celui-ci est d’ailleurs fort réussi, nous faisant entrer dans un monde de poulies dont les mécanismes nous surprennent à chaque fois.
     
    La progression de la pièce est claire : d’une situation de départ simple, le rythme s’emballe jusqu’à se détraquer complètement à la fin, comme s’il explosait et que des bribes de situations volaient en éclat. Ceci est notamment du aux comédiens, avec une Norah Crief en Môme Crevette titi parisien ou un Nicolas Bouchaud parfait en Lucien Petypon qui ne se résigne jamais, essayant de toujours chercher une solution, même à l’impensable. Car c’est bien ce qui arrive à tous les personnages de Feydeau : un impensable pourtant bien concret !


    Solène Zantman

     


    La Dame de chez Maxim
    De Georges Feydeau
    Mise en scène Jean-François Sivadier

    collaboration artistique : Nicolas Bouchaud, Véronique Timsit, Nadia Vonderheyden
    scénographie : Daniel Jeanneteau, Jean-François Sivadier, Christian Tirole
    lumière : Philippe Berthomé assisté de Jean-Jacques Beaudouin
    costumes : Virginie Gervaise
    décor : Amélia Holland
    maquillage, perruques : Arnaud Ventura
    son : Cédric Alaïs, Jean-Louis Imbert
    chant : Pierre-Michel Sivadier
    travail sensible : Vincent Rouche et Anne Cornu
    assistante à la mise en scène : Véronique Timsit
    régisseur général : Dominique Brillault

     

    Avec Nicolas Bouchaud, Cécile Bouillot, Stephen Butel, Raoul Fernandez, Corinne Fischer, Norah Krief, Nicolas Lê Quang, Catherine Morlot, Gilles Privat, Anne de Queiroz, Nadia Vonderheyden, Rachid Zanouda et Jean-Jacques Beaudouin, Christian Tirole.

    20 Mai 2009 > 25 Juin 2009
    Du mardi au samedi à 20h, dimanche à 15h
    durée : 3h30 (avec 1 entracte)

    Location 01 44 85 40 40 / theatre-odeon.fr
    Tarifs 30€ – 22€ – 12€ – 7,5€ (séries 1, 2, 3, 4)

    Odéon – Théâtre de l’Europe
    Théâtre de l’Odéon

    Place de l’Odéon, Paris 6ème

    Métro Odéon – rer B Luxembourg

     

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