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    Portraits dessinés et gravés du XVIIe siècle hollandais et flamand – Petit Palais

    16 mars 2012
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    Petit Palais

    Pays-Bas Nord et du Sud : un contexte différent Au terme d’une longue guerre d’indépendance contre l’Espagne de Philippe II, les Pays-Bas du Nord – en majorité protestants – se sont libérés d’un joug à la fois religieux et politique : ces sept Provinces, fédérées en République, s’autoproclament indépendantes en 1579, état de fait que l’Espagne reconnaîtra en 1648. Dès lors, la jeune République – dominée par la puissante Hollande – développe son dynamisme et son autonomie dans tous les domaines et dans celui des Arts, au premier chef.

    Le mécénat traditionnel et centralisé de l’Eglise et de la Cour a disparu ; dans les villes jalouses de leur autonomie et de leurs particularités culturelles – Haarlem, Amsterdam et Utrecht au premier chef – ce sont les négociants aisés, patriciens et bourgeois, qui sont les nouveaux commanditaires. Dans un marché de l’art ouvert, ils affirment désormais leurs goûts personnels : une préférence marquée pour un certain réalisme et pour des thèmes picturaux caractéristiques comme le paysage, la nature morte, les scènes de genre et le portrait. Dans ce dernier domaine, la culture urbaine et la morale protestante établissent rapidement une « loi du genre », une éthique sociale du portrait, qui se devait ressemblant et dépourvu de toute ostentation. Dominé par Frans Hals (1581 /85 – 1666) et Rembrandt (1606- 1669), le portrait hollandais se nuance de traditions locales et triomphe dans la sphère privée ou dans le cercle des corporations et des guildes.

    Dans les Pays-Bas du Sud – restés au sein de l’Europe catholique et monarchique -, l’Eglise et la Cour ont gardé pleinement leurs positions de mécènes et imposent durablement leurs critères. Les genres picturaux les plus prisés sont toujours le retable religieux et le tableau d’histoire. Dans ce contexte social et culturel, le portrait tend à se rapprocher des genres nobles et le modèle de référence des commanditaires demeure le portrait de cour. Le portrait flamand – éloquent, décoratif et de grand format – se présente comme l’héritier de l’art des grands peintres vénitiens. Au cours du XVIIe siècle, il s’impose dans toute l’Europe grâce au rayonnement de deux grands maîtres qui ont séjourné et travaillé en Italie, Rubens (1577-1640) et Van Dyck (1599- 1641).

    Par ailleurs, dans les Pays-Bas du Nord comme du Sud, le portrait dessiné prend une autonomie nouvelle tandis que la gravure assure une plus grande diffusion des modèles. Dans ces deux domaines, la présente exposition permet de mettre en lumière quelques points forts de la collection Dutuit : les dessins de Frans Mieris illustrent la « manière fine » de l’Ecole de Leyde, tandis que ceux de Cornelis Visscher sont représentatifs de l’Ecole de Haarlem. Les célèbres portraits à l’eau-forte de Rembrandt sont placés vis-à-vis de ceux – non moins célèbres – de Van Dyck (l’Iconographie) : entre l’œuvre de portraitiste de ces deux maîtres s’établit une correspondance subtile et trop souvent passée sous silence.


    Portraits dessinés et gravés du XVIIe siècle hollandais et flamand

    Du 27 mars au 15 juillet 2012
    Du mardi au dimanche de 10h à 18h
    Nocturne le jeudi jusqu’à 20h
    Fermé le lundi et les jours fériés.

    Plein tarif : 10 euros // Tarif réduit : 7.5 euros // Demi tarif : 5 euros

    Petit Palais
    Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
    Avenue Winston Churchill
    75008 Paris

    A lire sur Artistik Rezo :
    les meilleures expositions au printemps 2012 (Paris)

    [Visuel : Paris Petit Palais en 2006. Photographie prise par GIRAUD Patrick. Licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 Unported]

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