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    Almost Human – Thomas Houseago s’expose au MAM

    Orianne JOUY 19 mars 2019
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    « Cette rétrospective permet à l’artiste de donner la clef de son art, de dévoiler ce qui l’a constitué ». Le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris présente la première rétrospective en France de Thomas Houseago, sculpteur et peintre majeur de la scène artistique internationale.

    Qui est Thomas Houseago ?

    Thomas Houseago est un artiste sculpteur et peintre britannique. Il grandit dans une famille modeste qui accorde une grande importance à l’expression artistique, sous toutes ses formes. Adolescent, il se confronte aux peintures tardives de Picasso à la Tate Gallery et aux performances de Joseph Beuys. Son travail est marqué par ces découvertes, on y retrouve les influences du cubisme, du futurisme, du primitivisme…

    Il expose notamment à la galerie de Xavier Hufkens (Bruxelles), de David Kordansky (Los Angeles) de Michael Wermer (New York) ; il présente des œuvres à la Whitney Biennial de New York (Baby) et la Biennale de Venise (L’Homme pressé).

    Thomas Houseago, Serpent, 2008,
    (c) ADGAP, Paris, 2019

    Un artiste à la recherche de la figure humaine

    Concentré autour de la question de la représentation de la figure humaine dans l’espace, Thomas Houseago s’inscrit dans la lignée de Henry Moore, Francis Picabia, Jacob Epstein, Georg Baslitz et Bruce Nauman. Mais son travail s’appuie aussi sur des références pop culture comme la figure d’Hulk, le retour en force des morts-vivants, le classique Orange mécanique de Stanley Kubrick, les comics de son enfance…

    L’exposition retrace les différentes évolutions du travail de l’artiste. On y retrouve des sculptures anthropomorphes de ses débuts, articulées autour d’une recherche de l’équilibre et de l’aspect brut des représentations.

    Petit à petit, son travail s’oriente vers des sculptures hybrides et expérimentales (Rattlesnake figure) qui font la jonction vers son œuvre immersive articulant architecture et performance (Cast Studio).

    Thomas Houseago, Walking Man, 1995
    (c) ADAGP, Paris, 2019

    Un artiste complet, entre sculpture et dessin

    Les sculptures de l’artistes, travaillées dans différents matériaux (bois, terre glaise, plâtre, fer, bronze), jouent à merveille avec l’architecture particulière du musée. La scénographie est sublimée par la luminosité des salles et la vue formidable sur la Tour Eiffel. Construite comme un dialogue avec l’extérieur du musée, Thomas Houseago a même investi l’esplanade du musée en y installant une imposante sculpture de bronze : Striding Figure II (Ghost).

    L’œuvre de Thomas Houseago est surprenante, alternant sculpture monumentale, telle que L’Homme pressé, et travail sur toile, avec la série Black Paintings, en passant par la création de masques ou visages monstrueux.

    Figure humaine, architecture, démon, introspection, les supports et matériaux qu’il choisit sont au service de sa réflexion, souvent teintée d’une dimension performative.

    Thomas Houseago, Cast Studio (stage, chairs, bed, mound, cave, bath, grave), 2018 (c) Muna El Fituri, Paris, 2019

    Le MAM, à la découverte des collections permanentes

    En attendant la fin des travaux et la réouverture complète du musée en octobre 2019, le MAM vous propose un nouveau regard sur sa collection permanente enrichie. « Rumeurs & Légendes », le nouvel accrochage du musée, explore le thème de la narration comme expression plastique.

    Les artistes de la Figuration Narrative sont au centre de cette nouvelle présentation, autour notamment de Une passion dans le désert, un cycle de 13 tableaux peints en 1964 par Gilles Aillaud, Antonio Recalcati et Edouardo Arroyo – œuvre inaugurale du mouvement.

    Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo, Antonio Recalcati, Une passion dans le désert, 1964, (c) ADAGP, Paris, 2019

    Ce nouvel accrochage rend hommage à des artistes depuis longtemps défendus par le musée (Etienne-Martin, Annette Messager, Christian Boltanski) et rassemble des œuvres contemporaines internationales questionnant le rôle d’Internet sur l’évolution de nos récits.

    Jacques Monory, Toxique n°26, K, 1983 (c) ADAGP, Paris, 2019

    Pour conclure, « Constantin Brancusi disait qu’une sculpture bien faite devait avoir le don de guérir celui qui la regarde. Il semblerait, d’après Houseago, qu’elle apaise aussi celui qui la façonne : « Mon atelier est un espace utopique, même quand je suis en pleine fureur créatrice. »

    N’attendez plus, entrez dans l’univers de Thomas Houseago, jusqu’au 14 juillet au MAM !

    Orianne JOUY

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