Stanislas Nordey au Théâtre du Rond Point avec Je suis Fassbinder
Comment détruire cette société ? Ils partent de Fassbinder et du Berlin de la Fraction armée rouge pour clouer au pilori l’actualité du monde.
Terrorisme, extrême droite, état d’urgence, ils s’en prennent à l’Histoire immédiate. Chronique du monde, spectaculaire et manifeste.
Allemagne non dénazifiée, milieu des années soixante-dix. Fassbinder filme son dialogue avec sa mère. Elle a connu le IIIe Reich. Elle espère que reviendra à la tête du pays un homme « autoritaire, très bon, gentil et juste ». Sur scène, des pochettes de trente-trois tours, des écrans vintage. Entre un canapé en skaï et un tapis blanc à poils longs, les comédiens s’interpellent par leurs prénoms, cassent l’illusion théâtrale dans un chaos festif. Théâtre sismographe, ils partent de Fassbinder et du Berlin de la Fraction armée rouge pour clouer au pilori l’actualité du monde. Le terrorisme, les records de l’extrême droite, l’état d’urgence, les replis identitaires, l’individualisme, le retour du sacré. Mais la critique, saignante et drôle, instruit aussi sa propre critique.
Le titre Je suis Fassbinder tient à la fois du « Ich bin ein Berliner » de Kennedy et du « Je suis Charlie » d’un peu tout le monde. Après son interprétation dans Clôture de l’amour de Pascal Rambert et ses mises en scène de La Conférence et Erich von Stroheim de Christophe Pellet, Stanislas Nordey revient au Rond-Point. En 2010, il cosignait la mise en scène de My Secret Garden avec l’Allemand Falk Richter, auteur d’une quinzaine de pièces traduites dans le monde entier. Ils renouvellent aujourd’hui ce duo avec Je suis Fassbinder. Ils s’en prennent à l’Histoire immédiate, à ses héros, à ses terreurs et à leurs racines. À bras-le-corps, ils inventent une écriture au plateau qui se fait chronique du monde, spectaculaire et manifeste.
[Source : communiqué de presse]
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