Les photos d’Ursula Schulz-Dornburg s’affichent à la gare de Lyon
Dans le cadre de sa politique culturelle menée depuis dix ans, SNCF Gares & Connexions expose sur l’esplanade de la gare de Lyon les images d’Ursula Schulz-Dornburg, en partenariat avec la Maison Européenne de la Photographie (MEP) qui lui consacre une première rétrospective en France.
Depuis plus de 50 ans, cette photographe allemande explore la relation entre l’environnement bâti et le paysage, s’intéressant a la manière dont le temps, le pouvoir, les conflits, le déclin, perturbent et transforment le paysage. Par la grande rigueur formelle et le systématisme de sa pratique, son œuvre photographique tient tout autant de la méthodologie documentaire que de l’art conceptuel.
Conçue comme un prolongement de la rétrospective de la Maison Européenne de la Photographie, l’exposition en Gare de Lyon présente une vingtaine d’images inédites issues de deux séries emblématiques qui traitent du mouvement, du déplacement, du transport et de l’attente.
Transit Sites (sites de transit), Arménie (1997-2011) est consacrée aux arrêts de bus délabrés datant de l’ère soviétique, en Arménie. Toujours placés au centre de l’image, ces arrêts semblent détachés de leur environnement, figurant des architectures improbables aux allures de sculptures. Parfois, des passagers en transit apparaissent dans l’image, la photographe cadre leurs corps affrontés à l’inclémence des structures qui les abritent.
Fishmongers (Poisssoniers), Lac Sevan, Arménie (1998) est dédiée aux pêcheurs du lac Sevan, en Arménie également. Parcourant une soixantaine de kilomètres sur des Side-car, les pêcheurs ramènent le poisson frais du lac vers la capitale Yerevan. De ces engins qui bourdonnent et chaotent, il reste des images silencieuses qui témoignent de l’immensité du paysage.

A la Maison européenne de la Photographie, à Paris, ce sont près de 300 images qui sont montrées dans le cadre d’une exposition intitulée « Ursula Schulz-Dornburg : Zone Grise – The Land in Between ». Depuis la fin des années 60, Ursula Schulz-Dornburg n’a cessé de documenter toutes les traces laissées par l’homme dans les nombreux territoires qu’elle a traversés : l’Arménie, la Géorgie, l’Iran, l’Iraq, le Laos, l’Arabie saoudite, la Turquie, le Yémen… Son travail, inscrit à la fois dans une réflexion historique et en prise avec l’actualité, soulève la question de la responsabilité individuelle et collective quant aux impacts de l’activité humaine sur les territoires.
[Source : communiqué de presse]
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