14 juillet – Théâtre du Rond-Point
Je suis seul… répondit l’écho.
Cravate et veste un peu courte, vite débraillé, il se raconte.
Fabrice, sale gosse du village, est un voyou à la fumette facile.
On le fout dehors, on lui balance des pierres. Cinq ans plus tard, il revient.
Un 14 juillet.
Il a joué au cinéma dans Eldorado de Bouli Lanners et avec DiCaprio dans The Revenant.
Justement, il revient.
On lui balance des fleurs, on s’agenouille devant l’enfant prodige.
Sur scène, Fabrice devient Jacky.
Il joue de son autobiographie, parcours à virages et à tumultes.
Il parle de sa mère, de la drogue, de la colère, des auteurs qui le hantent.
Il bégaie quand il évoque la prise de parole en public.
C’est l’échec d’être au présent qui l’intéresse.
Il en fait un art brûlant de l’acteur, qui se consume dans le rire des autres, hilarant petit prince grand format d’une planète d’ici et d’aujourd’hui.
Fabrice Adde quitte les champs de la Normandie pour devenir clown, acteur, poète. Cinéma, télévision, théâtre.
Il joue avec Falk Richter et Galin Stoev, tourne puis revient composer 14 juillet avec Olivier Lopez, ancien ingénieur en bâtiment devenu bâtisseur d’un théâtre performatif.
Vivant, mordant, le solo de 14 juillet plonge un acteur dans ses turpitudes de Narcisse empêtré dans sa lucidité.
C’est un homme qui se noie pour de faux, se pend pour s’occuper, raconte aussi pourquoi il est impossible de faire du théâtre à notre époque.
Jacky finit par trouver un sens à sa vie en temps réel, là, grâce à ceux face à lui qui rient et le regardent.
[Source : communiqué de presse]
Articles liés

Retrouvez l’édition 2026 du festival Le Court en dit long de retour au CWB du 1er au 5 juin
Pour sa 34e édition, le festival Le Court en dit long propose une sélection de 41 courts métrages belges francophones récents et inédits, répartis en sept programmes thématiques : La vie d’artiste – Et l’amour dans tout ça ?...

“Lorenzaccio” : une ode flamboyante à la vigilance, signée Sand et Musset
Au Théâtre du Nord, le directeur David Bobée adapte et met en scène de manière magistrale la pièce monstre qu’Alfred de Musset avait composée, à partir du récit historique de George Sand, sur les conspirations des Médicis à Florence...

Le Grand Palais présente “Hilma af Klint : Les peintures du Temple” jusqu’au 30 août
Son œuvre a bouleversé la chronologie de l’art moderne. Pour la première fois en France, découvrez l’univers visionnaire de Hilma af Klint (1862-1944), pionnière de l’abstraction longtemps restée dans l’ombre. De ses grandes compositions à ses œuvres secrètes, son...






