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Ásgeir délivre son album le plus intime avec “Julia” à paraître le 13 février

30 janvier 2026
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Sur son cinquième album studio, “Julia”, attendu le 13 février via One Little Independent Records, le chanteur-compositeur islandais Ásgeir s’aventure sur un terrain encore inexploré. Après des années à faire appel à des traducteurs comme John Grant et à travailler à partir de la poésie de son père, Einar Georg Einarsson, Ásgeir a écrit pour la première fois lui-même l’ensemble de ses paroles, une grande première dans sa longue carrière. Le résultat est une œuvre profondément contemplative, imprégnée de nostalgie, dans laquelle Ásgeir médite sur ses regrets passés autant que sur ses espoirs pour l’avenir, guidé par le spectre du personnage éponyme de l’album.

Ásgeir est depuis longtemps salué pour sa folk-pop sophistiquée, ses productions luxuriantes et son falsetto mélancolique et émouvant. Julia marque un tournant, non seulement vers une autonomie lyrique, mais aussi vers une franchise cathartique : des chansons qui ne semblent pas seulement interprétées avec finesse, mais véritablement vécues. “C’était un peu la première fois que j’écrivais des paroles entièrement seul”, confie-t-il. “C’était effrayant. J’essaie encore de me trouver là-dedans. Mais j’ai essayé de m’ouvrir, j’ai beaucoup appris au cours de ce processus, et ça a été clairement thérapeutique pour moi.”

Ce nouveau sentiment de vulnérabilité traverse les dix titres de l’album, écrits et enregistrés sur près de deux ans. Beaucoup des chansons ont d’abord été composées à la guitare, Ásgeir recherchant la simplicité, en privilégiant la mélodie, la clarté et le sens. La production, développée en collaboration avec son complice de longue date Guðm “Kiddi” Kristinn Jónsson, reste organique et épurée, laissant la voix d’Ásgeir — et surtout sa voix d’auteur — s’imposer.

Ces enregistrements reflètent l’esprit du récent retour d’Ásgeir aux tournées en solo : plus de 70 concerts à travers l’Europe, les pays nordiques et l’Islande, souvent dans de petites églises ou des lieux intimistes. Ces performances l’ont reconnecté à l’essence même de sa musique : la narration, la présence et le silence partagé. Musicalement, l’album s’appuie sur l’amour de longue date d’Ásgeir pour la folk et l’americana. Il cite des influences allant de Daniel Lanois, Leonard Cohen et Nick Drake à des artistes contemporains comme Adrianne Lenker, Dina Ögon, Gregory Alan Isakov et Saya Gray.

Ásgeir est l’un des plus grands succès d’exportation de l’Islande. Son premier album, Dýrð í dauðaþögn, est devenu le premier album le plus vendu de l’histoire islandaise, donnant lieu à la version anglophone In the Silence en 2014. Il a ensuite affiné son univers avec Afterglow en 2017, Bury the Moon en 2020 et Time on My Hands en 2022, recevant les éloges de la presse et des radios du monde entier, notamment Rolling Stone, The Independent, Les Inrocks, MOJO, NME, ou BBC 6.

Ces dernières années, il s’est également produit avec l’Orchestre symphonique d’Islande et a enregistré une session live pour Arte TV à Berlin. Il a aussi écrit une chanson pour une pièce de théâtre de Kafka, Sýslumaður Dauðans, présentée au Théâtre municipal de Reykjavik.

Dans Julia, Ásgeir ne se contente pas de regarder en arrière : il porte ces souvenirs avec lui, les transforme. Ces chansons vivent dans l’espace entre réflexion et réinvention, là où le passé s’adoucit et l’horizon du futur se précise.

[Source : communiqué de presse]

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