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    Charles Ratton, l’invention des arts primitifs – musée du Quai Branly

    12 juin 2013
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    Charles Ratton, l'invention des arts primitifs - musée du Quai Branly

    Sa sensibilité et son érudition, forgées par son activité de marchand d’objets « Hautes époques » (Moyen Âge et Renaissance), ont conduit Charles Ratton à s’intéresser aux arts de cour d’Afrique – Danhomè, Ashanti, Grassfields – puis aux objets anciens d’Océanie et d’Amérique ou encore aux objets, atypiques pour l’époque, d’arts eskimo. 

    Plus de 200 œuvres (d’arts premiers, anciens, asiatiques mais aussi d’avant-garde) et documents d’époque retracent le parcours en France et aux Etats-Unis de ce marchand à l’enthousiasme militant et évoquent ses amitiés avec les artistes surréalistes André Breton, Paul Eluard, ses collaborations photographiques avec Man Ray, son rôle majeur au côté de Jean Dubuffet dans la définition de l’art brut et ses liens avec les grands collectionneurs de son temps. 

    Pourquoi consacrer une exposition à Charles Ratton (1895-1986) ?

    Parce que son action a été décisive dans la reconnaissance des arts dits « primitifs » d’Afrique, des Amériques, d’Asie et d’Océanie. Sa connivence avec André Breton, Paul Eluard, Joan Miro ou Yves Tanguy est connue : il accueille en 1936 l’une des principales expositions de l’histoire du surréalisme. 

    Mais, si elle a lieu chez lui, c’est que ces poètes et artistes sont ses alliés dans sa défense et apologie des civilisations que le colonialisme a habitué ses contemporains à mépriser. Du Théâtre Pigalle en 1930 au Théâtre Edouard VII en 1937, en passant par le Palais du Trocadéro en 1932 et par le Museum of Modern Art de New York en 1935, il fait campagne pour que changent regards et opinions. Accumulant les éléments d’un savoir ethnographique, historique et technique, il s’impose comme le principal connaisseur érudit de ces arts et affirme qu’ils sont dignes du même intérêt scientifique que ceux de la Grèce antique ou du Moyen-âge européen. 

    Après la Seconde Guerre Mondiale, tout en demeurant le prince des marchands et des experts, il contribue à la découverte de l’« art Brut », participe à la revue Présence africaine et conseille Alain Resnais pour le tournage de son film Les statues meurent aussi. C’est dire que cette exposition, la première qui lui soit consacrée, ne peut être exhaustive : elle aspire seulement à rendre à Charles Ratton l’importance qui fut la sienne. 

    Charles Ratton, l’invention des arts « primitifs »

    Commissaire : Philippe Dagen
    Conseiller scientifique : Maureen Murphy

    Du 25 juin au 22 septembre 2013
    Mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h
    Jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h

    Musée du Quai Branly
    Mezzanine Est  
    37, quai Branly  
    75007 Paris

    www.quaibranly.fr

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