“Gogo”, le nouveau documentaire de Pascal Plisson
À 94 ans, Gogo intègre l’école de son village et devient la plus vieille écolière du monde. Mère de trois enfants, sage-femme depuis 75 ans, elle partage aujourd’hui les bancs de l’école avec des maîtresses et des élèves qu’elle a fait naître.
Encouragée par ses 54 arrière-petits-enfants et l’école tout entière, la doyenne des écolières se lance un défi : réussir son examen de fin de primaire et prouver qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre !
Note d’intention du réalisateur
“Dans nos pays occidentaux, nous avons souvent tendance à oublier que l’école est un droit accessible à tous. Mais il est des endroits dans le monde où l’éducation y est un bien précieux.
À travers l’histoire de Gogo, je souhaite montrer le combat d’une femme qui s’est battue toute sa vie pour avoir une instruction. Il y a quelques mois, je l’ai rencontré, dans son village. Elle m’a demandé si, dans mon pays, tous les enfants allaient à l’école. Je lui ai répondu que oui, et qu’elle était gratuite… Elle a souri, et m’a dit que je vivais dans un pays merveilleux. Mais lorsque je lui ai avoué que j’avais arrêté l’école à quinze ans, je me suis fait sévèrement gronder… et je suis tout naturellement tombé amoureux de Gogo !
Depuis son village, Gogo veut montrer aux enfants du monde, et aux parents qui n’envoient pas leurs filles à l’école, que l’éducation est une richesse. Trop d’enfants dans le monde vivent sans espoir, Gogo veut les inspirer.
En tournant mes précédents films, je me suis aperçu que le niveau d’instruction des filles signait le degré de liberté et de démocratie d’un pays. Dans les pays pauvres, quand une famille a la possibilité de scolariser un enfant, c‘est le garçon qu’elle choisit. La fille, dès l’enfance, est reléguée aux tâches domestiques puis doit travailler pour aider les siens, ou être mariée avant même d’être devenue une femme.
La scolarisation des filles est l’un des grands enjeux du millénaire. Dans les pays où l’éducation des femmes progresse, la mortalité infantile et la surnatalité baissent, la propagation des pandémies est mieux maîtrisée. Et une femme instruite peut à son tour éduquer ses enfants.
Je suis un cinéaste qui parcourt le monde, filmant avec un mélange de distance et d’intimité la réalité des peuples. J’aime m’attacher aux destins de mes personnages, et réaliser des films engagés, qui changent la vie des gens, c’est au cœur de ma démarche. Ainsi ces œuvres cinématographiques vont bien au-delà du simple film documentaire. Ce sont des aventures humaines exceptionnelles, comme celle de Gogo, que je souhaite accompagner vers l’aboutissement d’une vie de travail dédiée à la promotion de l’éducation.”
Événement partenaire du Club Artistik Rezo
[Source : communiqué de presse]
Articles liés

“On purge bébé” : un jeu de massacre conjugal et un fabuleux moment de théâtre
Au Théâtre Hébertot, la comédienne et chanteuse Emeline Bayart reprend cette pièce en un acte de Feydeau qu’elle entremêle de chansons grivoises de l’époque du début du 20° siècle. Avec Marc Choupart, Corinne Martin et Manuel Lelièvre, accompagnés du...

“Chiens” ou la liturgie du porno par Lorraine de Sagazan
Dans une création chorale, où les cantates de Bach sont magnifiées par des superbes interprètes, Lorraine de Sagazan s’empare de la question de l’exploitation du corps féminin dans l’industrie pornographique, à la lumière d’un procès où seront jugés une...

“T.I.N.A. – There Is No Alternative” : une remise en question de la société au Théâtre Lepic
L’échec n’est jamais qu’une réussite qui se voile la face (et inversement). Ce spectacle en est la preuve. Dans un souci de communication efficace, il m’a été demandé de résumer mon spectacle. Mais j’en suis incapable. Je suis incapable...





