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“Tehachapi”, la nouvelle exposition de JR à la galerie Perrotin

9 septembre 2020
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Tehachapi, Daytime, U.S.A., 2019 © JR. Courtesy of the artist & Perrotin

Tehachapi, Daytime, U.S.A., 2019 © JR. Courtesy of the artist & Perrotin

La galerie Perrotin présente Tehachapi, une exposition de l’artiste contemporain français JR, qui met en scène 28 prisonniers de la prison de sécurité située en Californie.

En Octobre 2019, JR obtient la permission d’intervenir au sein d’une prison de sécurité maximale située en Californie, dans la ville de Tehachapi. Il s’y rend une première fois, pour rencontrer vingt-huit prisonniers, et leur présenter son idée de projet artistique dans la cour de la prison. Tehachapi est une des prisons les plus violentes des États-Unis. La plupart des participants sont incarcérés depuis au moins dix ans, et certains à perpétuité sans aucune chance de sortir, pour des crimes commis alors qu’ils étaient mineurs, la loi des trois crimes oblige. Cependant, aujourd’hui, plus de la moitié des détenus condamnés en vertu de cette loi purgent des peines pour des crimes non violents. JR les photographie et rassemble au total 48 portraits et histoires différentes de l’univers carcéral.

Deux semaines plus tard, JR revient avec son équipe pour coller 338 bandes de papier au sol. Les bandes de papier sont numérotées afin d’être assemblées côte-à-côte en un puzzle géant. Le visuel représente les prisonniers, d’anciens prisonniers, ainsi que des membres du personnel de la prison. Du ciel, l’image révèle que tous les participants au projet apparaissent au fond d’un trou, au milieu de la prison. Le visuel ne sera réellement révélé que par un drone et l’installation, éphémère par nature, disparait en trois jours sous les pas des prisonniers.

En février 2020, JR revient à Tehachapi pour continuer à faire ce qu’il fait de mieux c’est à dire s’attaquer à un mur de la prison en le collant pour le faire disparaitre. Les détenus collaborent à faire apparaitre cette montagne qui se trouve derrière le mur et qu’ils n’ont jamais vue. L’installation reste, transformant le quotidien de la prison en agrémentant la cour d’une “vue”.

Exposition du 29 août au 26 septembre 2020

[Source : communiqué de presse] 

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