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    Hang Lu : “J’espère réveiller ceux qui sont endormis ou qui font semblant de l’être”

    Claire Eouzan 1 mars 2021
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    Hang LU

    ©Hang Lu

    Hang Lu, issu d’une famille de journalistes, nourrit son art de ses préoccupations sociales. Rencontre avec cet artiste qui nous invite à nous interroger sur l’histoire afin de mieux envisager le futur. Il est possible de découvrir certaines de ses œuvres lors de l’exposition collective du Prix ICART Artistik Rezo 2021, auquel il est candidat.

    Peux-tu te présenter et nous parler de ta démarche artistique ?

    Mes parents sont diplômés en art. Donc, j’ai commencé ma formation en art grâce à mes parents à l’âge de 5 ans. Grâce à leur profession, j’ai pu les accompagner pour des interviews dans toute la Chine. J’ai commencé à réfléchir aux problèmes sociaux pendant mes années de lycée. Ces expériences ont influencé le sujet de ma création artistique jusqu’à maintenant. Je suis diplômé de l’École des Beaux-Arts du Sichuan (en Chine) et de l’École nationale supérieure d’art de Bourges.

    Hiver, Hang Lu

    Hiver, 2019, (200 x 200 cm), Peinture à huile sur toile, © Hang Lu

    Que souhaites-tu que le public retienne de tes œuvres ? 

     Aujourd’hui, notre société est en train de se transformer d’une société de paysage médiatique à une société du cyberpunk. D’après moi, notre monde est comparable à celui de 1984 de Georges Orwell et du Meilleur des Mondes de Aldous Huxley. Je voudrais exprimer ce que je vois, ce que je pense, ce que je prévois. Par mes œuvres, j’espère réveiller ceux qui sont endormis ou qui font semblant de l’être.

     L’œuvre ou série dont tu es le plus fier ? 

    Chacune de mes œuvres explore un thème différent, un angle d’expression différent. Il m’est donc difficile de dire laquelle je préfère.

    Lampe, Hang Lu

    Lampe, 2019, (200 x 120 cm), Peinture à huile sur toile, © Hang Lu

    Quelles sont tes références ?

    Elles sont très variées, car je puise de l’inspiration dans la littérature et la philosophie avec Fiodor Dostoïevski, Michel Foucault, Hannah Arendt, Gilles Deleuze… Quant aux artistes, je peux citer Luc Tuymans, Marlène Dumas et Uwe Wittwer, entre autres.

    Sur quoi travailles-tu en ce moment ? 

    Je suis en train de créer une série de peintures sur les expérimentations animales dans les laboratoires. C’est une métaphore pour exprimer les relations cachées dans la société humaine.

    Paysage Artificiel, Hang Lu

    Paysage Artificiel N°1, 2019, (195 x 170 cm), Peinture à huile sur toile, Paysage Artificiel, © Hang Lu

    Avec quel(s) artistes aimerais-tu exposer un jour ? 

     Les artistes que j’ai cités plus haut et les artistes qui partagent les mêmes sujets que moi.

     Qu’est-ce que « Demain(s) » t’inspire ?

     En fait, toutes mes œuvres sont peintes pour demain. Parce que seulement en réfléchissant à la réalité de l’histoire, nous pouvons créer un avenir meilleur.

    Propos recueillis par Claire Eouzan

    Plus d’informations sur le travail de Hang Lu

    Suivez sa participation au Prix ICART Artistik Rezo

    Exposition collective en ligne du 5 au 7 mars

    Remise des Prix dimanche 7 mars à 15h30

    Modalités d’accueil du public susceptibles d’évoluer en fonction des contraintes gouvernementales (précisions et mises à jour en ligne).

    Un événement organisé par des étudiants de l’ICART, l’école du management de la culture et du marché de l’art

    À découvrir sur Artistik Rezo : 

    Prix ICART Artistik Rezo 2021, de Vanessa Humphries

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