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Les saisons de Maia Flore by quand les fleurs nous sauvent

Maia Flore, Sleep elevations II, 100x80cm, édition de 7 © Maia Flore, VU'

Maia Flore, "Sleep elevations II", 100 x 80 cm, édition de 7 © Maia Flore / VU'

Dès le 18 mars, le nouvel évènement « Les saisons de Maia Flore » de la galerie « quand les fleurs nous sauvent » invite à la rencontre intime entre l’artiste et la nature. Pour l’occasion, les curatrices Muriel Fagnoni et Julia Gai nous présentent l’exposition, empreinte d’onirisme.

Comment sélectionnez-vous les artistes qui exposent ?

L’entrée par le floral et le végétal est un premier filtre. Nous favorisons l’approche intuitive, émotionnelle, et pour ainsi dire un peu iconoclaste, qui préside à la sélection des pièces et qui doivent sans exception satisfaire l’une et l’autre, du moment que nos choix se portent sur des œuvres uniques ou en séries très limitées. La bonne surprise : quand nous aimons des œuvres, nous découvrons toujours une belle personne derrière. Il faut croire que le travail d’un.e artiste est le reflet de son âme, et que ce qui nous rend sensibles à la vue des œuvres, est aussi ce qui se révèle lors de nos rencontres et qui achève de nous séduire.

Quels sont les sujets qui vous inspirent ?

Nous aimons que les fleurs nous surprennent à travers des messages engagés, par exemple le travail photographique de Henk Wildschut et ses fleurs dans les camps de réfugiés, à travers des expérimentations scientifiques comme avec les décompositions de fleurs sur papier photographique de Dieter Belmans, ou les sculptures résolument écologiques de la très jeune artiste Florentine Ruault, qui utilise de la soie d’aloe vera pour ses œuvres.

Ce qui nous inspire absolument et nous fascine, c’est de découvrir et de voyager dans les univers très personnels et très marqués que certains artistes arrivent à imposer, comme celui onirique et envoûtant de la peinture de Marcella Barceló, celui étrange et presque dérangeant de la photographe américaine Brooke DiDonato qui est présenté en avril prochain, ou celui des mini fables philosophiques des dessins au feutre de la coréenne Zuae, ou encore l’univers poétique et aérien de Maia Flore que nous présentons bientôt.

Maia Flore, Jardin jaune, 80x120cm, édition de 5 © Maia Flore, VU'

Maia Flore, “Jardin jaune”, 80 x 120 cm, édition de 5 © Maia Flore / VU’

« Les saisons de Maia Flore by quand les fleurs nous sauvent » commence justement ce 18 mars. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Nous avons rencontré Maia Flore il y a deux ans, puis nous avons présenté deux tirages de sa série iconique « Sleep elevations », des femmes endormies en lévitation au-dessus de paysages fantasmés, pour laquelle elle a obtenu le Prix HSBC de la photographie en 2015. Cette artiste entretient un lien intime avec la nature et le végétal.

Nous avons eu un flash sur l’évidence de mettre en scène son travail photographique, à l’occasion de la trouvaille d’une édition de 1920 de la remarquable série de gravures anglaises « Twelve months of flowers ». Cette œuvre conjointe de l’artiste Pieter Casteels, du graveur Henry Fletcher et du pépiniériste Robert Furber, consiste en une suite de spectaculaires bouquets de saison. Ces gravures anciennes ponctueront notre exposition.

Une fois de plus, la magie des rencontres et des intuitions a opéré. Quand nous avons appelé Maia Flore, installée à Los Angeles depuis 2018, pour lui parler du projet de présenter « ses » saisons à elle, dans un show solo à Paris, elle nous a confié que, petite, le dessin qu’elle faisait tout le temps était… les quatre saisons !

Toujours mise en scène dans ses compositions un brin surréalistes, sans jamais exposer son visage, Maia Flore vous invite donc à son année de poésie photographique. Elle est accompagnée d’un « treizième mois » floral, création de la maison Debeaulieu. Nous vous y attendons pour profiter de l’incroyable respiration que son langage visuel empreint d’onirisme permet de procurer dans une époque contrainte et confinée !

Propos recueillis par Alice Lombardi

Retrouvez l’actualité de Quand des fleurs nous sauvent sur leur site internet, leur page Instagram et leur page Facebook.

À découvrir sur Artistik Rezo :

Muriel Fagnoni et Julia Gai : « La fleur est une mise en abyme de l’éphémère et de la beauté de notre vie », propos recueillis par Alice Lombardi

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