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    Pablo Valbuena au CENTQUATRE-PARIS : de lumière et de son

    Noa Fedida 30 janvier 2019
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    © Quentin Chevrier

    Pablo Valbuena est mis à l’honneur au Centquatre-PARIS jusqu’au 24 mars. Avec « Si le temps est un lieu », l’univers de cet artiste espagnol dépasse les limites de l’entendement.

    Né en 1978, Pablo Valbuena poursuit ses études à l’ETSAM (école technique supérieure d’architecture de Madrid) d’où il sort diplômé en 2003. Il est aujourd’hui installé dans le sud de la France où il continu de produire. Son travail se concentre autour de trois thématiques : le temps, l’espace et la perception. Préoccupations d’ailleurs que cet artiste s’est évertué à placer au cœur de cette exposition.

    Où se placer ?

    Cette exposition prend la forme d’un parcours. Chaque salle est une expérience sonore et visuelle, parfois sous la forme de la vidéo ou d’installation numérique. Dans les deux cas, le spectateur ne peut pas échapper à Pablo Valbuena qui se veut ici omniscient.

    Dans ce lieu, la scénographie fait remarquablement écho à sa volonté de transformer l’espace en un lieu de réflexion, à la fois pour la lumière, mais aussi pour le son. Et d’ailleurs l’installation dans la cour extérieure nous place d’emblée dans l’univers de l’artiste. Celui-ci fait commencer l’expérience par une interaction. Il permet à la lumière de s’échapper, laissant derrière elle le bruit de sa course.

    En effet, si l’artiste s’attèle à déconstruire l’espace en faisant de la lumière et du son, son médium de prédilection, ce n’est pas sans espérer une réaction de la part du spectateur. Le but n’est pas de piéger, ni de tromper le visiteur. Au contraire, la volonté de l’artiste est de le transporter dans un lieu, où seule la lumière compte car le temps, lui, semble s’être arrêté.

    C’est alors que le titre de l’exposition prend tout son sens : Si le temps est un lieu. Dans chaque salle, l’artiste offre au spectateur un moment où seule sa perception de l’espace compte. Attention ! Pablo Valbuena ne propose pas un échappatoir au monde réel, mais renouvelle la manière de voir celui-ci, et donc de l’appréhender, en faisant du temps un lieu imperméable.

    Trait d’union

    Alors le Centquatre prend un nouveau visage : celui d’incubateur d’expériences inédites, à la fois visuelles et architecturales. Nous comprenons toute l’importance de cet artiste en ce lieu et finalement son lien fort avec son directeur José-Manuel Gonçalvès.

    En effet, cet acteur incontournable du monde de la culture, est à la tête de cette structure, depuis 2010, mais également co-directeur du projet du Grand Paris pour son urbanisation et plus encore son développement culturel. Un trait d’union se trace donc entre les deux hommes : tandis que l’un contribue à la transformation de Paris, l’autre redéfinit les limites de l’espace. C’est une exposition qui promeut, à la fois l’art et l’architecture, mais aussi le changement et plus encore la modernité, avec créativité et dynamisme.

     

    Finalement, cette exposition ne serait-elle pas un prétexte, pour José-Manuel Gonçalvès, de préparer les citadins à la ville de demain ? À vous d’en faire l’expérience.

    Noa Fedida

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