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    Sabine Halm : “J’aime à penser que tisser est dans mon héritage génétique”

    Chloé Vallot 12 août 2020
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    © Sabine Halm

    Initialement formée à la broderie, c’est à la recherche d’une forme d’expression plus personnelle que Sabine Halm s’est lancée dans la confection de sculptures.

    Pouvez-vous vous présenter et exposer votre parcours ?

    Je m’appelle Sabine Halm, je suis née en Nouvelle-Calédonie, et je suis arrivée en France il y a une vingtaine d’années, où j’ai créé l’atelier Madrigal b, atelier de confection de dentelles et accessoires. Je crois que j’ai été attirée par la dentelle car mon arrière-arrière grand-mère était dentellière, et la plupart de mes grands-pères étaient fileurs ou tisserands. Je n’ai pas suivi d’enseignement particulier pour apprendre à broder : j’aime à penser que c’est dans mon héritage génétique. J’ai aussi retrouvé d’anciens ouvrages parlant de la dentelle qui ont pu m’aider.

    Pourquoi avez-vous décidé de faire des sculptures en fil ?

    Dès que j’ai commencé à apprendre le métier, j’ai voulu m’exprimer avec une technique qui m’était propre, que j’aurais mise au point moi-même. C’est le cas de la sculpture en fil, car c’est quelque chose que j’ai réalisé moi-même dans mon atelier. Je n’ai appris cette technique nulle part, et j’ai seulement réussi à la mettre au point après de nombreuses recherches.

    © Sabine Halm

    Suivez-vous des étapes particulières dans votre travail de sculpture ?

    Non, il n’y a pas réellement d’étapes, notamment si on compare avec la dentelle qui demande un travail très rigoureux où l’on n’a pas vraiment le droit de s’exprimer, où il faut compter chaque nœud, etc. Quand je réalise une sculpture, j’oublie ce côté rigoureux pour laisser mes mains s’exprimer librement. Je n’ai qu’une vague idée en tête avant de me mettre au travail, et puis mes mains font le reste. J’ai souvent des surprises au fur et à mesure que ma sculpture se construit.

    Travaillez-vous avec des techniques spécifiques ?

    Je réalise mes sculptures grâce à un mélange des trois savoir-faire que j’ai appris : la filature, la broderie et la dentelle. Je les ai combinés pour arriver au résultat de la technique pour mes sculptures.

    © Sabine Halm

    Quelles sont vos inspirations ?

    Je n’en ai pas vraiment : je ne me dis pas que je vais réaliser une sculpture sur tel ou tel thème. Mais, étant née en Nouvelle-Calédonie, je me rends compte qu’inconsciemment, par le nom que je donne à mes sculptures, il y a toujours un rapport avec le monde sous-marin, la mer… Il m’arrive de réaliser des œuvres qui ressemblent à des étoiles de mer, des anémones, etc. Je pense donc être influencée par mes origines, bien que ce ne soit pas volontaire. Sinon, ce sont surtout les formes qui me guident et m’intriguent, en leur mouvance et ce qu’elles dégagent.

    Avez-vous des projets pour le futur proche ?

    Je vais exposer au Carrousel du Louvre dans le cadre du Salon International du Patrimoine Culturel en octobre prochain pour les sculptures. Pour la dentelle, nous sommes tout récemment lauréats du concours Ateliers d’Art de France dans la catégorie “Patrimoine”.

    Plus d’informations sur le site Internet de l’atelier Madrigal b

    Infos pratiques :
    26e édition du Salon International du Patrimoine Culturel
    Du 28 au 31 octobre 2020
    Le site : https://www.patrimoineculturel.com/
    Carrousel du Louvre, 99 rue de Rivoli, Paris 1er arrondissement

    Propos recueillis par Chloé Vallot

    À découvrir également sur Artistik Rezo : Courants verts, Créer pour l’environnement à la fondation EDF par Vanessa Humphries

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